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Université: Rôles et avenir

Le rôle primordial de l’université si je ne me trompe pas, c’est bien de former les cadres pour l’avenir de la nation… Si, on ne sait jamais, cette formation était défaillante et bien la nation aurait à compter sur des cadres incompétents et l’avenir serait hypothéqué. Ainsi, nous aurions un médecin incompétent, capable de commettre inconsciemment des dégâts. Idem, pour l’homme politique, pour le haut fonctionnaire, le magistrat, l’ingénieur. Evidemment, sans oublier le journaliste et l’homme des médias. L’on pourrait débourser des enveloppes faramineuses en vue d’édifier un gigantesque campus universitaire, dernier cri. Toutefois, il ne serait pas aussi facile de former un cadre, bien comme le faut, compétent et méritant ses titres, selon les normes en vigueur. Ce n’est plus ici une question d’argent! Et justement, c’est là où l’université algérienne aurait subi un revers cuisant. Ce n’est pas moi d’ailleurs, qui le dit. Ce sont les chiffres et les appréciations émanant des instances nationales et internationales spécialisées. A l’exception des étudiants aimant s’auto-former, épris par le savoir et mordus de connaissances, le reste est là, juste pour décrocher un diplôme qui va lui faciliter de s’infiltrer dans une boite pour y travailler et vivre, sans trop de peines. Où est donc la faille? Est-ce dans l’encadrement pédagogique? Est-ce dans le contenu du cursus pédagogique? Est-ce dans le manque de sérieux dans la façon de gérer ces temples du savoir et de la connaissance? Et bien, la faille serait éparpillée et la responsabilité est partagée entre tous les facteurs précités. Chacun de ces facteurs apporte un segment de responsabilité quant à la défaillance qui avait fait perdre à l’université algérienne sa crédibilité et ayant touché sa réputation. C’est l’Université des Sciences et des technologies Houari Boumediene d’Alger (USTHB) qui occupe la première place en Algérie. Celle qu’on appelle communément l’Université de Bab Ezzouar s’est classée à la 1.270ème place dans ce prestigieux classement, sur un total de 2.500 universités du monde. Ce n’est même pas parmi les 500 premières universités du monde. Le malheur, c’est que nous n’avons pas encore entendu parler, suite à ces honteux revers annuels que le Département ministériel en charge de l’Enseignement supérieur avait engagé une enquête administrative et pédagogique, en vue de déterminer l’endroit de la faille. Les Académies des universités n’ont manifesté aucune réaction à l’endroit de ces chiffres décevants. En attendant des jours meilleurs, nous allons nous contenter à nous régaler du silence en provenance des offices de ceux qui préfèrent ne rien dire..

À propos Abdelkader Benabdellah

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