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L’Etat des investissements en Algérie

Avant de penser à donner un coup d’envoi sérieux et efficace pour les investissements, il faudra avant tout penser à assainir le secteur de quelques pierres d’achoppement. L’investissement de notre pays ne saurait réussir sans adapter l’administration de l’investissement aux normes en cours dans les pays avancés. Nous tenons à dire à ceux qui parlent de la nécessité d’encourager l’investissement national et étranger que l’unique façon de l’encourager, c’est de mettre en œuvre une série de dispositions et de procédures visant à faire réussir cette politique économique. Donc, après la nécessité que tout devrait se faire dans une transparence de rigueur, à commencer par maîtriser les contraintes bureaucratiques et je n’ai guère besoin de les étaler sur cet espace expressif réduit. Tout le monde sait déjà comment ces contraintes ont participé à pas mal de problèmes, en laissant échapper du temps et des moyens, dans la gestion du portefeuille de l’économie. Ainsi, l’on ne pourrait parler de bureaucratie sans évoquer le venimeux problème de la corruption. Faudrait-il ajouter à cela une impérative réforme bancaire et fiscale qui évite le système «D». Toutes les économies des pays du monde sont interdépendantes, les unes des autres. Les coopérations transnationales dans le domaine de l’économie est également une réalité mondiale. Nos partenaires économiques attendent de nous un climat d’investissement très favorable qui devrait les mettre à l’aise et en confiance. Un assainissement visant le climat d’investissement, même fait dans l’intention d’attirer les investisseurs étrangers «sérieux», les nationaux pourraient en profiter, sans problèmes. Au fait, tout est susceptible de se soumettre aux mesures des réformes souhaitées, sauf, ce grand mal séculaire qui n’est autre que la corruption, qui impose son diktat en amont et en aval… Il y a des corruptions qui se comptent en millions en devises, dollars et en euros. Ces transactions secrètes se font à haut niveau où la monnaie nationale, ce «dinar algérien», dévalué à outrance, un des symboles de souveraineté de la nation, n’est qu’un amas de papiers sans valeur. D’autres corruptions se font au plus bas niveau où le banquier ou l’agent du fisc du coin s’abstiendraient d’exécuter leur devoir, sans un pot de vin. La corruption risque de ruiner le pays, comme elle en a fait au cours de l’Histoire où elle a anéanti des empires. Récapitulons : pas d’investissement susceptible de redonner à l’économie nationale sa force réelle sans assainir les mécanismes politiques, administratifs et juridiques, disons même sociales, qui font bouger cette économie.

À propos Abdelkader Benabdellah

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