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souveraineté nationale, une ligne rouge !

“La théorie de la souveraineté est liée à une forme de pouvoir qui s’exerce sur la terre et les produits de la terre, beaucoup plus que sur les corps et sur ce qu’ils font.” Michel Foucault

Ceux qui ont l’habitude de prendre les vessies pour les lanternes, se trompent souvent de ne passer faire la différence entre l’indépendance et la souveraineté nationales. L’on peut être indépendant de façade sans pour autant en être souverain dans ses décisions et ses positions. Ainsi, pas mal de pays qui sont, d’ailleurs, des Etats membres de l’ONU, alors qu’ils ne sont en vérité que des entités politiques fantoches, tributaires d’autres puissances. Justement, la lutte du pouvoir algérien depuis l’indépendance, c’était ça ! Asseoir une souveraineté, indubitable qu’il devrait maintenir et protéger. Par mauvaise habitude et suite à un mauvais pli, l’ancienne puissance coloniale a parfois été prise la main dans le sac, en train de transgresser les limites rouges de souveraineté nationale. Quelques politicards «chalumeurs» de l’Hexagone, se laissent emporter par des dires irresponsables sur les affaires algériennes, relevant de la haute souveraineté. Ce n’est pas parce que les héritiers de Roger Wyabot ont quelques taupes implantées, çà et là dans quelques administrations, que l’on s’autorise à parler méchamment de l’Algérie. Et, malheureusement, l’on serait obligé, à chaque fois, de rappeler ces gens à l’ordre. Même, nos voisins de l’ouest se laissent parfois, berner par quelques pensées parasitaires et infondées, au sujet des tracés frontaliers qui, d’ailleurs, ont été convenus des les premières années de l’indépendance des deux Etats adjacents. Sauraient-ils que la frontière est le premier aspect de la souveraineté d’un Etat. Alors, espérons que l’on ne va plus reparler de cette question. Le droit international est très clair au sujet des frontières. Il faudrait respecter les tracés hérités de l’ère coloniale. Sans ça, les pays de l’Afrique, de l’Asie ne vont pas cesser à longueur de l’année, de se chamailler sur des questions des pans frontaliers. L’on peut dire, en conclusion, qu’aucune indépendance ne serait reconnue, respectée et prise au sérieux, sans une souveraineté, qui rend cette indépendance puissante, valable et légale. Reste à parler d’un autre aspect de la souveraineté nationale qui est la monnaie nationale: le dinar algérien qui est dévalorisé à sa plus basse valeur. Nous souhaitons que cette question soit clarifiée et résolue, pour le peuple… Je ne suis pas un spécialiste de l’économie et des finances. Les arguments présentés nos économistes faisant passer cette dégradation souveraine de la monnaie comme favorable à l’économie nationale, est loin de me convaincre…

À propos Abdelkader Benabdellah

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