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L’épreuve des législatives

Quand des partis courent derrière des candidats indépendants! Ces candidats indépendants sollicités sont généralement, des citoyens à la conduite irréprochable, à l‘image très probe et intègre. Pourquoi? Parce que la réputation des partis chez les Algériens a été ternie par un passé entaché par les scandales et la mauvaise réputation…A chaque fois que l’on ait besoin des partis afin de jouer le rôle qu’ils leur reviennent en tant que formations politiques quand une crise surviendrait, ces derniers préfèrent s’aligner sur leurs intérêts instantanés et ceux de leur chefs. La crise provoquée par la sinistre option voulant, coûte que coûte, un 5ème mandat pour un candidat dont les trois quarts de ses capacités étaient hors champ, avait, rappelle-t–on, mis à nu la vérité des partis et a bien réussi à démasquer leur vrai visage. Il s’en suit donc, un Hirak populaire ayant réussi à tout emballer, le candidat –moitié mort- du 5ème mandat et tout son système politique ou du moins la partie visible de l’iceberg. Des partis imbibés d’opportunisme et de calculs politiciens où les intérêts personnels primaient tout. Je ne parle pas des partis dits présidentiels, c’est-à-dire ceux qui tournaient autour de la haute sphère du pouvoir. Ces derniers, déboussolés par le jeu subtil et grave des intérêts, auraient préféré la pratique de l’opposition contre le peuple et ses rêves… D’autres partis qui ne font pas partie de la « garde rapprochée » du pouvoir. Cependant, l’on pourrait les appeler les « partis de service ». Ces derniers sont mobilisés dans les campagnes électorales. Ils travaillaient comme afficheurs de placard et propagandistes dans les cafés et lieux publics, contre des bribes et des pourboires. Les autres partis, en dépit de leur nombre limité, s’ils maintiennent encore quelques principes et une sincère opposition à l’égard du pouvoir de l’époque, ils manifestaient ainsi un grand manque de courage politique et de volonté quand il s’agirait de tenir tête aux répliques violentes de ce pouvoir, dès lors qu’il se sentait menacé. Et, si ce n’était pas l’insurrection spontanée de peuple par le truchement d’un Hirak pacifique, nous serions en cet instant même, sous le joug des groupuscules maffieux qui tenaient l’Algérie sous leurs bottes, par l’entremise d’un sinistre et honteux 5ème mandat. Depuis cet événement crucial et constituant une halte cardinale dans l’histoire du pays, les Algériens ne tiennent plus les partis dans leurs cœurs : pour eux, ils concrétisaient soit l’opportunisme vulgaire et la traîtrise, soit la lâcheté politique au moment où il faudrait être très courageux, afin de prendre les décisions responsables qui s’y imposent.

À propos Abdelkader Benabdellah

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