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Immunité collective, l’autre débat!

Le professeur Djenouhat Kamel, président de la Société algérienne d’immunologie, a déclaré à Radio Sétif que l’Algérie va atteindre l’immunité collective dans peu de temps. Le spécialiste se base sur les données actuelles et les chiffres du coronavirus. Les hôpitaux ne seront pas saturés et ne manqueront pas d’oxygène. Car cette vague est moins dangereuse que les précédentes, a-t-il rassuré. Le professeur a ajouté que nous vaincrons bientôt cette maladie. Car même si l’immunité n’a pas pu être atteinte grâce à la vaccination, elle le sera avec le très grand nombre d’infections enregistrées en ce moment. Et là, on se demande pourquoi les pays occidentaux, mieux vaccinés que nous, n’ont pas encore atteint l’immunité collective. «Futura science» a, tout récemment, publié un article sur cette question en se bas ant sur deux études. «Le concept de «super immunité» a été évoqué pour la première fois dans une étude, publiée dans le Jama Network le 16 décembre 2021, comparant l’immunité de personnes vaccinées puis contaminées par le SARS-CoV-2 à celle de personnes vaccinées mais jamais infectées par le virus. Le premier groupe de personnes présentait un taux d’anticorps impressionnant, de 1.000 et jusqu’à 2.000 % de plus que dans le second groupe. Plus intéressant encore, les anticorps des personnes du premier groupe (vaccinés puis contaminés) présentaient des capacités plus importantes à neutraliser différents variants du virus comparé au second groupe », lit-on. Une nouvelle étude, récemment publiée dans la revue Science Immunology, s’est cette fois-ci intéressée à l’immunité des personnes infectées puis vaccinées. L’étude montre que l’immunité conférée par une infection par le coronavirus suivie d’une vaccination ou une vaccination suivie d’une infection par le virus offre le même niveau de protection contre une nouvelle infection par le virus SARS-CoV-2. «Dans les deux situations, le niveau d’immunité contre le virus est très élevé», conclut le média. Or, chez nous, la vaccination est «trop» faible par rapport aux pays occidentaux et cette «supposée» immunité ne serait pas «salutaire» tant que le virus reste dangereux pour une partie des personnes. En effet, Jean-Stéphane Dhersin, directeur adjoint scientifique de l’Institut national des sciences mathématiques et de leurs interactions du CNRS,a déclaré au journal français «Midi Libre»: «Jusqu’à présent, toutes les vagues n’ont atteint qu’un faux pic, car obtenu grâce à des actions sur la transmission comme le port du masque, la limitation des contacts ou les confinements. De plus, tous les nouveaux variants présentent une transmissibilité plus élevée que le précédent. Et il est difficile de déterminer le R0 de chaque variant – c’est-à-dire le nombre de personnes qu’un individu infecté peut contaminer durant le portage du virus». «Je pense qu’on n’est pas encore près de l’immunité collective et donc de la fin de la pandémie», estime Jean-Stéphane Dhersin. En revanche, «le point positif réside dans le fait qu’il y a moins de formes graves avec Omicron», poursuit-il. Mais « rien ne peut indiquer quels seront les futurs variants, s’ils présenteront un échappement immunitaire et s’ils produiront des formes plus graves ou non». Donc, il vaut mieux plaider pour le respect des gestes barrières, de la vaccination que d’immunité.

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