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Le commerce pendant les fêtes religieuses à Oran. «On se croirait en temps de la grève des 08 jours»

Oran une ville morte pendant les célébrations des fêtes religieuses, principalement l’Aïd Al Fitr, n’inspire pas pour autant les caricatures de la société algérienne rompu aux rencontres aux visite de familles mais surtout et bel bien aux commerce et boutiques ouverts ..Le commun des mortels n’hésite pas à comparer l’ampleur de la morosité ambiante régnant les premiers jours de cette fête religieuse « à la grève des huit jours de 1957 pendant la révolution, tellement le laxisme des commerçants est flagrant en dépit du programme des permanence établi et les appels de sensibilisation lancés par les organismes et associations de défense des consommateurs comme l’UGCAA. Alors que le dispositif de permanence n’a pas été respecté par une large frange de commerçants, spécialement les boulangers et les vendeurs des pâtisseries, sans parler des autres types de commerce comme la lingerie et les vêtements. Hormis les cafés et quelques boutiques d’alimentation générale, les autres commerces ont baissé rideau les deux jours de la fête poussant jusqu’à pousser le bouchon plus loin par le simple constat que ce phénomène de fermeture n’a pas épargné quelques pharmacies.
Oran qui affiche ses ambitions de devenir un pôle commercial dort durant les fêtes. Un ex wali avait déclaré un jour à ce propos qu’il était inconcevable qu’une ville comme Oran dorme la nuit mais force est de s’apercevoir qu’elle ne dort pas uniquement le soir mais même pendant les jours de fête. C’est du moins le constat tiré par les spécialistes sur un phénomène qui a aujourd’hui la peau dure mais dont les explications sont souvent hasardeuses pour ne pas prêter à une équivoque. Un de ces spécialistes explique que la majorité des commerçants et les boulangers «ne sont pas d’ici » ce qui serait à l’origine de prises de repos ou de courtes vacances en dehors de la ville, une occasion pour eux de fêter l’Aïd en famille. Oran qui renoue avec l’activité commerciale juste après l’Aïd trahit amplement sa vocation originelle et ses traditions ancestrales pour la simple et pure raison qu’elle est condamnée à rester vivante et ouverte pendant toute l’année.
La sordide boutade jaillie des propos de ceux qui la vivent de jour comme de nuit faisant d’elle une ville morte pendant les fêtes jusqu’à la comparer à la grève de huit jours, n’est plus un mystère. C’est dire combien la fermeture de commerces a paralysé l’activité commerciale durant chaque fête, un phénomène pas du tout innocent affirme un oranais.

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