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Élection présidentielle anticipée. Une responsabilité historique

L’Algérie, un riche pays au passé glorieux de résistance contre le colonialisme et défenseur de causes justes et nobles, s’apprête à voter en 2024. D’aucuns n’hésitent pas à dire que les Algériens seront au rendez-vous pour élire leur président. Le pays se met en effet en marche et amorce un tournant du processus de l’édification de l’Algérie nouvelle à travers la prochaine élection présidentielle anticipée prévue le 7 septembre 2024 dès lors qu’il s’agit aux yeux des observateurs sur la scène nationale de préparer le peuple à l’unification des rangs pour aller en masse aux urnes lors du prochain scrutin présidentiel. Les Algériens sont, ce faisant, une nouvelle fois appelés à exprimer leur voix pour changer le cours de l’Histoire. En allant voter massivement le 7 septembre prochain, ils contribueront à ajouter une autre pierre à l’édifice constitutionnel qui s’inscrit dans une conjoncture «Post-Hirak» plutôt clémente et sans encombres à la faveur des mesures et réformes décidées en un laps de temps par le président de la république Abdelmadjid Tebboune. Après le Hirak populaire béni, pour la 2ème fois consécutive est donc amorcé que l’Algérie s’apprête à dire son mot avec le processus électoral, à travers l’élection présidentielle anticipée imminente, annoncée pour le mois de septembre prochain. Seulement voilà, cette joute électorale majeure reste centrée sur la participation citoyenne aux élections et les voies permettant de réaliser un sursaut national salvateur autour de cet axe précis.
A travers le prochain rendez-vous présidentiel, les Algériens gagneraient beaucoup à renforcer ce processus électoral. Comment ? C’est en consolidant le taux de participation à des niveaux acceptables et pourquoi pas historiques, les votants ne feront que perpétuer la tradition voire un autre acquis pour la république algérienne. Ainsi les différentes couches composant le tissu social algérien entre travailleurs, institutions, cadres, organisations de masse, société civile outres les partis politiques agréés, devront conjuguer les efforts et mettre les bouchées doubles afin de permettre d’enregistrer un taux de participation aux urnes appréciable et pourquoi pas record comme l’affirment aujourd’hui les couches et les bonnes volontés du peuple algérien.
D’une manière générale, il est acquis que les partis, les organisations et institutions nationales, ainsi que la société civile vont accorder leurs violons pour accorder une attention somme toute capitale à la prochaine joute décisive pour plaider, en faveur d’une campagne contre l’abstention, qui reste toutefois, un phénomène mondial ascendant. Une campagne, à la fois savante et innovante en faveur d’un taux de participation record, ce qui pourrait changer le cours de l’histoire contemporaine de l’Algérie et ce, sur plus d’un plan. Mais en quoi un taux de participation élevé à l’élection présidentielle du 7 septembre 2024, pourrait-il changer la donne en Algérie ? s’interrogeront d’aucuns. Primo, sur le plan interne, un taux de participation élevé ou historique traduirait un sentiment de satisfaction nationale, d’apaisement social et de sérénité politique. Secundo, sur le plan social et sociétal, un taux de participation élevé, c’est également une marque de reconnaissance des efforts sincères et des acquis réalisés, ces dernières années au profit d’une amélioration du pouvoir d’achat, le renforcement des acquis sociaux et de l’économie nationale. Dont un feu vert et un consentement tacite pour la poursuite des réformes et des chantiers engagés. Tercio, sur le plan politique, cela traduirait aussi une certaine stabilité politique et une confiance citoyenne restaurée, autour de l’édifice institutionnel national, notamment l’instance présidentielle et l’institution militaire.
Quarto, sur le plan géopolitique, une élection présidentielle avec un taux de participation élevé, enverrait un signal fort à l’extérieur, surtout aux grandes puissances et à leurs satellites de service. Un message clair, limpide et sans appel du peuple. En termes clairs, un taux de participation élevé ou, pourquoi pas, historique, équivaut à un raffermissement des rangs des enfants de la nation et une cohésion nationale significative. De quoi faire gémir les ennemis de la nation, tapis dans l’ombre des chancelleries étrangères et autres bases arrière des pays de la région et dans certaines zones du Monde arabe. Au-delà des calculs politiques et électoraux, le droit de vote des citoyens devrait traduire cette volonté des Algériens de prendre possession de leur sort et de décider de leur destin et de celui de la nation entière. Étant donné que «le comportement électoral traduit ponctuellement une attitude politique et civique lors d’un scrutin». Partant, il est important de souligner que les formations politiques en lice et les composantes de la société civile ont une responsabilité historique dans cette nouvelle bataille électorale, en vue de sensibiliser sur l’importance d’user de son droit de vote. Faut-il le rappeler, pour cette nouvelle joute électorale, le décor planté n’est plus le même au plan interne, ni au plan externe d’ailleurs. Le pays a connu une accalmie palpable, à tous points de vue, depuis la dernière élection présidentielle de 2019, qui s’est tenue dans des conditions politiques, géopolitiques, économiques et sociales, pour le moins, difficiles. Les choses ont même évolué dans le bon sens. Sur le plan externe, les menaces géopolitiques se sont accentuées depuis, réclamant de meilleures dispositions au plan interne. Au-delà des grands génériques politiques et autres rhétoriques idéologiques ou même académiques, l’électeur algérien a toujours été au centre de clivages et de campagnes occultes. Le processus électoral en Algérie a été, ce faisant, au centre de revendications et de frondes politiciennes ayant marqué l’ensemble des étapes électorales nationales.

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