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Agir pour une relance économique!

Le Dinar continue sa chute. Avec l’annonce de l’autorisation de l’importation des voitures d’occasion et neuves, le Dinar a encore dégringolé sur le marché de l’informel. Le Dinar chutera encore plus, lors du retour à la normale soit après l’ouverture «totale» des frontières. Dans les banques, le Dinar est aussi à la baisse. Cette baisse du Dinar affecte et affectera considérablement le pouvoir d’achat du citoyen où les prix des produits de large consommation ont flambé. La vie est déjà trop chère en Algérie. Pour les spécialistes, il faut une politique de réévaluation du Dinar pour éviter que la crise financière s’aggrave. A cet effet, le professeur en droit des affaires, Ali Mebroukine, a appelé, ce lundi 14 juin, à l’arrêt de la cette politique de dévaluation de la monnaie nationale : le Dinar. «Il faut arrêter la dépréciation du Dinar, il n’y a pas une raison objective pour procéder à une nouvelle dépréciation», a-t-il déclaré, sur les ondes de la radio chaîne 3, en ajoutant que «nous avons à relancer la machine économique et d’avoir de la consommation. «Pour la valeur du Dinar, nous avons opté pour un système de change flottant, administré. C’est la Banque d’Algérie qui adapte le taux de change par rapport aux autres monnaies, notamment celles des pays qui sont nos fournisseurs ou nos clients», a expliqué Mebroukine, en rappelant que le FMI considère que le taux de change effectif et réel du Dinar est «surévalué». «pour avoir un Dinar fort, il faut que le pays crée de la richesse, exporte, s’il n’exporte pas, ne se redresse pas, notamment, si le secteur privé algérien n’est pas encouragé à créer de la richesse, je peux vous assurer que le Dinar restera à une valeur très faible et cela va impacter négativement le pouvoir d’achat aussi bien des catégories sociales modestes que des couches inférieures intermédiaires, ce que l’on appelle la classe moyenne», a-t-il prévenu. La réévaluation du Dinar passe par une croissance économique, soit une relance économique favorisant l’exportation hors hydrocarbures, et une politique d’austérité. Mebroukine a estimé que la relance économique « va repartir en 2022, notre ministre des finances parle d’un rebond de 4% et les chiffres donnés par la Banque mondiale ne sont pas très loin de ce ratio».

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