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Entraves bureaucratiques néfastes

Les deux dernières années ont été secouées dans le pays par des évènements politiques et sociaux tumultueux, qui ont même débordé sur le terrain judiciaire. Les répercussions manifestes sur l’activité économique et administrative ont été si fortes que les conséquences qui ont affecté l’action des pouvoirs publics, se sont traduites notamment par une forte appréhension des responsables à prendre et à assumer des décisions qui étaient considérées par le passé comme de simples formalités, entrant dans le cadre normal de la fonction occupée. Cela a conduit immanquablement à des situations de blocages préjudiciables au déroulement des opérations de développement dans tous les domaines. Le constat en devient alarmant et il est même regrettable et inquiétant de voir que des projets longtemps étudiés, et très onéreusement menés à leurs phases de lancement, soient brusquement arrêtés ou carrément frappés d’annulation. Ces remises en cause radicales ne sont pas seulement dues aux conjonctures politiques ou salutaires, utilisées abusivement comme excuses pour tenter de juguler la frayeur qui s’est emparée de certains fonctionnaires à l’heure d’exercer leurs missions. Elles relèvent plutôt d’un sens de la responsabilité assez peu développé. Et le comble dans tout cela est que dans certains cas, l’enveloppe budgétaire est bien mise à disposition, ce qui n’empêche pas la réticence, voire le plus souvent le refus des autorités chargées d’avaliser les dépenses publiques comme l’organisme du contrôle financier des wilayas. Ainsi, l’on a assisté à des situations intenables où de simples dépenses de fonctionnement, fondées sur des dossiers complètement règlementaires, comprenant des bons de commande des ordonnateurs habilités, des factures de fournisseurs et des attestations des services faits ou biens réceptionnés, ne sont pas acquittées depuis des périodes indûment longues, outrepassant démesurément les délais convenus. Les dégâts ne sont pas des moindres : rupture de fourniture et d’approvisionnement en produits parfois indispensables au maintien de l’activité des organismes publics et du fonctionnement des administrations, mise en péril de la situation financière des entreprises de réalisation, de services ou commerciales, qu’elles soient publiques ou privées. La chaîne des incidences négatives peut être sans limites et du coup, les impacts financiers incalculables. Les autorités locales doivent se saisir de ce problème qui prend chaque fois plus de gravité, et sa persistance ne manquera pas d’accentuer l’image peu crédible de l’administration au regard aussi bien des citoyens que des opérateurs économiques, compromettant ainsi les relations de confiance entre les deux parties.

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