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Le Carrefour de Mostaganem

Après une longue apathie. Le FLN rassemble ses militants

Par Lotfi Abdelmadjid

A Mostaganem et à l’instar des autres wilayas du pays, les activités partisanes sombrent dans le néant tout de suite après les manifestations électorales. Beaucoup de formations politiques baissent les rideaux et ne participent en rien ni à l’action du développement ni à quelconque autre évènement politique. De ces partis, et d’ailleurs il y a un bon nombre, il ne reste que les élus qui occupent des sièges dans des assemblées et qui ne s’expriment même pas au nom de leurs obédiences politiques. A Mostaganem, les dernières élections parlementaires ont changé la donne et ont, peut-être, été prises comme grande leçon. Cette défaite cuisante aux élections législatives anticipées de juin 2021 et à toutes les élections sénatoriales depuis déjà deux décennies, a éveillé le FLN à Mostaganem qui tente de se reprendre rassemblant ainsi ses militants. Après un long sommeil et une longue trêve apathique, le FLN à Mostaganem sonne l’alerte par une rencontre avec les bases militantes de la wilaya. Une rencontre qui a rassemblé les anciens élus nationaux et les militants les derniers jours du mois sacré du Ramadhan autour d’un ‘’Iftar’’ collectif. Cette formation politique, faut-il le signaler, par ce rassemblement, tente de consolider ses rangs pour faire face à la rude rivalité des représentants des autres partis sur la scène politique de Mostaganem. Ceux qui ont analysé cet ‘’éveil’’ ont compris que les consignes viennent du changement préconisé de la part du bureau politique central. Tous s’accordent à dire que le Secrétaire Général du FLN veut réoccuper la scène politique pour restaurer l’image du plus ancien parti et redorer le blason. A Mostaganem, on a déjà commencé à rouvrir les ‘’Kasamat’’ à travers les communes même avec peu de militants soit avec ceux qui croient au FLN. Aujourd’hui, il reste clair qu’il y a du pain sur la planche pour cette formation politique car il faut rétablir la confiance pour tenter de conforter les rangs des militants. Comme il reste évident que ce réveil anticipé va, probablement, inciter les responsables locaux du FLN à une autre et meilleure vision politique à d’autres approches adaptées aux réalités du terrain et surtout à la formation partisane pour réinstaurer la discipline militante. Les responsables doivent faire beaucoup d’efforts pour repositionner le parti, car les prochains défis sont ceux de la numérisation, sont aussi ceux des projets pour la société et non pas ceux de la politique politicienne. Des surprises de 2021 peuvent faire du mal et renvoyer le parti dans son coma profond. Cependant, l’éthique doit être celle de militer vraiment et ne pas être militant uniquement pour se positionner sur les listes électorales.

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Volontariat. Un vecteur de solidarité à valoriser

Par Charef Kassous

La thématique du volontariat dans la société algérienne a fait débat durant une soirée ramadanesque réunissant plusieurs acteurs de la société civile de Mostaganem. C’était à l’initiative du directeur de la culture et des arts de la wilaya de Mostaganem. Cette initiative s’inscrit dans un axe de promotion du bénévolat à Mostaganem.  Cette rencontre a été animée par le Dr Med Merouani accompagné sur le panel par le Pr Larbi Bouamama, directeur du Laboratoire de l’Information et de la Communication de l’UMAB, du Dr Zoheir Abdelwahab ainsi que de Mr Hadj Taki cadre national des Scouts musulmans avec une assistance associative remarquable. En fait, l’objet d’une telle rencontre c’est d’abord évaluer les activités de volontariat dans la wilaya de Mostaganem par des approches tirées du vécu du monde associatif. A tour de rôle, les animateurs ont fait une analyse exhaustive accompagnée d’un diagnostic pour s’exprimer sur l’historique de la solidarité et l’entraide pour des traditions ancrées dans la société algérienne, à travers des organisations consacrées comme « Tajmaât », »Al-azzaba » et « Touiza ». Ensuite les analyses des uns et des autres ont porté sur les causalités qui, quelquefois, entravent l’activité bénévole et sa fidélisation. Selon chacun des intervenants, il s’avère opportun de mettre en avant les expériences pionnières en matière de volontariat ainsi que les droits et obligations des volontaires. Ce débat a aussi porté sur les mécanismes à mettre sur pied pour promouvoir ce volet social insistant sur la formation des participants aux outils du volontariat. Il faut souligner que la rétrospective du volontariat en Algérie a apporté beaucoup d’enseignements à l’assistance surtout aux jeunes participants à la rencontre. Les membres du panel poursuivront l’analyse pour évoquer la structuration et l’organisation du volontariat, le volontariat numérique, le réseautage et le renforcement des capacités des cadres associatifs. Pour un service de qualité on fait appel au bénévolat renforçant ainsi les compétences apportant un meilleur soutien à l’élan de solidarité. Toutefois dans le débat, le sujet est passé par des analyses critiques qui abordent justement la vulnérabilité du volontariat. A travers certaines interventions, on a appris que le caritatif reste un exemple qui fidélise le bénévolat même s’il serait meilleur de mettre sur pied une coordination conjuguant les efforts des uns et des autres par des mécanismes de réseautage. Cependant, il faut dire qu’aujourd’hui, de plus en plus de jeunes se rapprochent des associations, apportent leur aide et soutien et deviennent ainsi volontaires et mènent les tâches et missions qui leur sont confiées. Des thématiques pareilles devront se multiplier afin de préserver les valeurs sociales et le volontariat pour la solidarité et l’entraide en est une.

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Vivre ensemble. La paix au cœur de l’éducation

Par Cheikh Khaled Bentounès

Initiateur de la Journée Internationale du Vivre Ensemble en Paix, Président d’honneur de AISA ONG Internationale, Cheikh Khaled Bentounès est l’héritier d’une chaîne spirituelle ininterrompue remontant au Prophète Muhammad, il est le 44ème guide spirituel de la Confrérie soufie Alâwiyya. Dans un édito envoyé à notre rédaction, cheikh Khaled prépare à Genève (Suisse) la journée mondiale du vivre ensemble et de la paix sous le slogan « de la paix au cœur de l’éducation ». Dans le dossier de presse on observe les trois voies d’avenir qui se profilent aujourd’hui. La voie express devant laquelle se trouve l’humanité qui est de s’auto-détruire. Pour cela, il y a le nucléaire. Une autre voie est celle de l’insouciance, se laisser emporter tout doucement par le flot des aléas climatiques verts. Enfin, la troisième voie : mettre la paix au cœur de notre système de gouvernance. Sept ans après l’adoption historique, le 8 décembre 2017, de la Journée Internationale du Vivre Ensemble en Paix par les Nations Unies (JIVEP), nous sommes arrivés aujourd’hui à la croisée des chemins, devant un choix d’avenir qui engage, de manière décisive, la destinée des générations futures. Les multi-crises actuelles nous placent en effet dans une urgence qui ne peut être davantage niée. Pour vivre et prospérer, le monde d’aujourd’hui a besoin d’une vision partagée, d’un dénominateur commun qui l’unit à travers un idéal porteur de sens et de cohésion. Tout nous pousse à unir nos efforts pour privilégier la Culture du «Nous», celle de l’unité et de la responsabilité, sur la Culture du «Je», celle de l’égoïsme et de l’individualisme, afin de retrouver le chemin vers une humanité unifiée et apaisée. C’est précisément là que l’Éducation à la Culture de Paix, dès le plus jeune âge, entre en ligne de compte pour accoucher de cette nouvelle conscience universelle. En inscrivant la paix au cœur de toutes les relations, l’Éducation à la Culture de Paix fait en effet prendre conscience de notre interdépendance et de notre responsabilité vis-à-vis de toutes formes de vie sur Terre. Les chocs sont parfois salutaires car, au milieu du chaos, ils nous offrent l’opportunité de guérir les maux profonds de notre Humanité. Nous ne pouvons fuir cette responsabilité. Chacun de nous est concerné ; chacun de nous est une cellule de ce même corps qui s’appelle Humanité. Que cette 7ème édition de la JIVEP, placée sous le thème de «La Paix au cœur de l’Éducation», soit couronnée de succès. Que les liens tissés et les efforts déployés puissent se traduire par une expérience exceptionnelle qui inspire de nouvelles collaborations et réalisations, créant ainsi un élan positif pour l’avenir en vue de ressouder la communauté humaine autour de valeurs universelles partagées. Cheikh Khaled Bentounes, Initiateur de la Journée Internationale du Vivre Ensemble en Paix.

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La Mosquée EL Badr. De nouvelles découvertes

Par Youcef Benguettat

Maintenant que nous avons la certitude documentée sur ce lieu, nous allons au deuxième volet : Quelle est cette Mosquée qui a été dédiée à Saint Jean Baptiste en 1839 ? Et où se trouvait-elle ? Et bien, suite à nos travaux de recherches, nous avons retrouvé le lieu exact sur une photo où l’on voit effectivement une Mosquée. Donc à partir de ce constat, nous avons compris puis expliqué l’origine de la rumeur et de la polémique concernant ce lieu. Mais ce que l’auteur ne dit pas : c’est la démolition de toute la partie de la Mosquée devenue église et en lieu et place c’est la construction d’un immeuble accolé au fort Bordj-El-Mahal convertie en prison civile. Bien entendu, ce que l’auteur ignorait, lors de son écrit, paru sur un bulletin intitulé MOSTA « Le lien des anciens de Mostaganem » N°19 Juin 2001. Page 11. Voici le texte (in extenso) «C’est mon Seigneur Dupuch, évêque d’Alger, qui bénit une petite Mosquée en très mauvais état que l’autorité militaire voulut bien l’affecter au culte catholique. Elle dédia la future paroisse à Saint Jean-Baptiste. On était, en effet, le 21 Juin 1839, jour de la fête de ce Saint. Par un décret de 1841. Mostaganem était érigée en paroisse catholique, c’est ainsi que naquit ‘’notre église’’. Elle fut la deuxième fondée en Oranie, après celle de Saint – Louis d‘Oran. Il fallut attendre 1847-1848 pour que soit édifiée une église pouvant contenir un millier de fidèles. Voici le texte (in extenso) paru sur le journal de l’époque ‘’ La Gazette’’ en date du Samedi 24 Juin 1939. En titre : Nouvelles locales : «fête patronale et centenaire (paroisse Saint Jean Baptiste) ». «Le 24 Juin 1839, en effet, Monseigneur Dupuch, premier évêque d’Algérie, à son retour de la première visite qu’il fit à Oran, «bénissait à Mostaganem une petite église qui servait auparavant de mosquée ». A l’occasion de cette bénédiction, l’évêque d’Alger célébrait la première messe sur une hauteur voisine, qui surplombe le quartier actuel de Matemore, en présence des troupes de la garnison, au milieu d’une multitude d’Arabes très respectueux, attirés d’ailleurs par la nouveauté et le bruit du canon qui, depuis l’aurore, saluait cette belle journée. Aujourd’hui donc, il y aura cent ans que pour la première fois et officiellement, l’Hostie et le Calice ont été offerts à l’adoration des fidèles et présentés aux regards de nos frères musulmans sur le plateau de Matemore, par le premier évêque d’Alger». Ainsi se termine cette histoire sur ce sujet, et met un terme à la rumeur et à la polémique qui ont suivi.

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