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Le Carrefour de Mostaganem

Tourisme. 14 nouvelles plages pour booster le tourisme balnéaire

Par Charef Kassous

La wilaya de Mostaganem est un microcosme où sont réunis tous les ingrédients qui constituent l’originalité d’une beauté méditerranéenne. Cet atout devrait être valorisé par une vision non seulement de bien-être mais aussi par des aspirations touristiques. Le wali, Ahmed Boudouh, conscient de cet enjeu, décide d’ouvrir 14 nouvelles plages qui seront opérationnelles la saison estivale 2024. Il y a lieu de souligner qu’à Mostaganem le tourisme est devenu un levier économique incontournable et la vision du wali s’en adapte. En plus, ouvrir de nouvelles plages s’inscrit sur une feuille de route axée sur la valorisation des potentiels. Prévoir 15 millions d’estivants dans la wilaya nécessite une stratégie d’accueil à tous les niveaux et les plages font partie prenante de cette organisation. D’un autre côté, certaines localités côtières doivent elles aussi rentabiliser cet atout sur le plan financier. Une plage aménagée offrant des commodités et de la sécurité est une richesse en elle-même. En fait, il y d’autres objectifs pour lesquelles le wali s’efforce à réhabiliter ces rivages sauvages. D’abord, le côté environnemental et la préservation du littoral sont déjà deux raisons plausibles. Avec les 14 nouvelles plages, le chef de l’Exécutif tente des opérations d’équilibre entre les localités en saison estivale. Cet équilibre générera des richesses et des postes d’emplois mêmes saisonniers. La raison économique prend toute sa place dans cette perspective touristique. Aujourd’hui et à défaut d’une fréquentation, ces territoires côtiers inoccupés sont devenus des sites de tous les maux. Certains fléaux nuisibles et préjudiciables à la société ont trouvé toute leur place sur ces plages isolées. La mer, chez certains, suscite beaucoup de plans diaboliques. Ouvrir des plages pour une fréquentation touristique est un moyen de lutter contre bien des fléaux. Tous s’accordent à dire que la wilaya de Mostaganem est une destination touristique qui tient sa place et valoriser son potentiel confirme davantage sa position. En effet, l’expectative de l’investissement cadre aussi avec cette stratégie du wali. Le tourisme, vecteur économique, de par cette stratégie, verra aussi son expansion sur ces rivages faisant partie des zones d’expansion touristique de la wilaya de Mostaganem. Enfin, à Mostaganem, on accède à la nouvelle Algérie par la grande porte.

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ANPR. Pour une journée nationale de la ruralité

Par Lotfi Abdelmadjid

A l’occasion d’une conférence de presse organisée avec les médias locaux à la Maison de la Presse, l’Association Nationale de la Promotion du Rif algérien met en avant un projet revendiquant une journée nationale de la ruralité. Mr Ali Abbassa et en sa qualité de président explique à l’assistance les raisons pour lesquelles ce projet doit être mis en avant. Il assurera, entre autres, que ce projet est censé faire partie des aspirations profondes de la nouvelle Algérie, considérant que la ruralité est une partie intégrante de toutes les politiques socio-économiques préconisées. Et d’ajouter : « Historiquement, le monde rural a marqué sa page de la mémoire pour sa contribution engagée à l’acquisition de l’indépendance du pays et la liberté d’un peuple à son prix. Revendiquer une journée nationale de la ruralité n’est pas une simple sollicitude », affirme-t-il. Cette journée même si elle symbolise bien des valeurs, elle devra signifier un concept représentatif de la majeure partie de la population de la nation algérienne. Selon lui, la promotion des ruraux devrait aussi être une entreprise contenue dans un réel programme. La femme rurale doit sortir du conformisme afin d’être apte à acquérir des revenus développant des activités génératrices de richesses et s’orienter vers la création de micro-entreprises. Mr A. Abbassa est certain que la jeunesse rurale, aujourd’hui instruite, doit se prendre en charge avec tous les avantages que l’Etat met à sa disposition. Il dira que ce potentiel doit jouer pleinement son rôle tout en restant dans son milieu rural. En justifiant la demande de la journée nationale du Rif algérien, il explique que la sécurité alimentaire est une mission qui incombe surtout aux ruraux. La valorisation des espaces ruraux est plus qu’un enjeu des classes rurales, celles qui n’occupent pas des parcelles agricoles. Aujourd’hui, les aspirations des ruraux dépassent bien ce que peuvent offrir les communes. Notre association, expliquera-t-il, « s’est assignée une mission qui est celle de combattre la dégradation des écosystèmes naturels, la paupérisation et de promouvoir les valeurs citoyennes en milieu rural ». D’un autre côté, le président affirme que l’esprit des initiatives tire sa source de l’inclusion sociale basée sur la réduction des inégalités entre les sexes en milieux ruraux. Selon lui, la ruralité a aussi besoin de booster son propre tourisme, d’insuffler les métiers de l’agroforesterie. L’effort de notre requête de la journée nationale de la ruralité est une demande faite en l’honneur du Président de la République et Mr Abdelmadjid Tebboune saura analyser cette proposition. Pour conclure, Mr A.Abbassa estime que l’Etat s’est aussi investi pour cette promotion en lançant le développement des zones d’ombre et notre requête reste plutôt une lueur pour un éclairage espéré.

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L’art culinaire mostaganemois à promouvoir

Par Y. ZAHACHI

Dans la stratégie globale de développement socio-économique, l’Etat a consenti des mesures incitatives au développement du secteur touristique du pays et cela se voit dans les investissements accordés pour les structures du secteur du tourisme de Mostaganem. Une wilaya disposant de 150 kilomètres de côte, de 10 Communes à façade maritime, plus de 50 plages de baignade et autant de structures d’accueil de touristes et visiteurs, a le devoir et l’intelligence de revoir son marketing du tourisme local en parlant, non seulement du nombre d’accueil en lits mais aussi en nombre de restaurants, de spécialités et en «nombre de couverts». En effet, le touriste, visite, s’adonne à des loisirs, mais mange aussi avant de dormir. La gastronomie est quelque peu sacrifiée pourtant, elle constitue un créneau intéressant ayant une attractivité certaine vis-à-vis des touristes qui aiment bien découvrir et profiter d’un nouveau «bien manger», typiquement de la région de Mostaganem. Cette absence est une réalité amère car la cuisine du terroir est souvent reléguée au rang de simple sous-catégorie de la cuisine « orientale », un terme générique et vague qui ne rend pas justice à la richesse et à la singularité de ses traditions culinaires de la région Mostaganemoise. Le message est clair : il est temps de reconnaître la cuisine régionale de Mostaganem pour ce qu’elle est : un patrimoine culinaire unique, fruit d’une histoire et d’une culture millénaires. Evidemment, cet appel s’adresse avant tout aux professionnels du secteur de l’alimentation et de l’hôtellerie, notamment aux chefs cuisiniers et aux formateurs des futures générations tels que Chambres de l’artisanat et des Métiers, des Centres de Formation professionnelle y compris les Écoles privées versées dans la formation dans la cuisine. En ce sens, ceux qui sont exhortés à valoriser la cuisine régionale de Mostaganem, dans ses moindres détails, à transmettre son savoir-faire et à lui donner la place qu’elle mérite sur la scène culinaire régionale, nationale et surtout internationale où le combat fait rage contre le plagiat et le vol. Tout comme la cuisine algérienne, la cuisine de la région de Mostaganem se distingue par sa diversité et sa richesse. Influencée par des civilisations méditerranéennes, berbères et arabes, elle offre une palette de saveurs et de textures uniques. Du couscous, plat national emblématique, «Taâm Bel Maâmmar», «Berraniya», «Qwirtatt»… aux tajines parfumés, en passant par les pâtisseries raffinées et autres spécialités de familles, encore méconnues, la gastronomie de la région de Mostaganem regorge de trésors à découvrir, à vulgariser dans le tourisme et à protéger contre les malfaçons, le plagiat ainsi que le vol. La reconnaissance de la cuisine du terroir n’est pas seulement une question de fierté régionale, nationale et internationale, elle est également un enjeu économique majeur. En effet, la promotion de ce patrimoine culinaire unique peut contribuer à stimuler le tourisme et à créer des emplois dans le secteur agroalimentaire, pour un avenir prometteur à la région. Parfois, des initiatives voient le jour de temps en temps pour mettre en lumière la cuisine Mostaganemoise mais cela reste très insuffisant par rapport à ce qui se fait ailleurs. Des chefs talentueux revisitent les recettes traditionnelles avec créativité, des restaurants mettent en avant la gastronomie locale et de rares festivals culinaires célèbrent la diversité des plats des diverses régions d’Algérie. Le message aux influenceurs, managers et décideurs est clair : il est temps de sortir la cuisine régionale Mostaganemoise de l’ombre et de lui accorder la reconnaissance qu’elle mérite. En valorisant ce patrimoine culinaire riche et unique, la wilaya de Mostaganem peut non seulement affirmer son identité culturelle mais aussi stimuler son économie et offrir au monde des gastronomes et gourmets, un voyage gustatif inoubliable.

 

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