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Le Carrefour de Mostaganem

72 projets lancés inspectés régulièrement. Le wali maintient le cap du développement

Par Charef Kassous

Lors d’une rencontre élargie du Conseil de l’Exécutif de la wilaya et en présence du Président de l’APW, le wali Ahmed Boudouh a passé en revue l’état d’avancement des programmes de développement 2023-2024. Soucieux de mener à bien les actions publiques dans la wilaya et engagé pour maintenir le cap du développement conformément aux aspirations des citoyens, il s’enquiert de la situation des 72 projets lancés. Ces projets, répartis à travers les 32 communes de la wilaya sont estimés à 589,8 milliards de centimes. Pour cette wilaya du Nord-Ouest du pays dont la population avoisine le million d’habitants et dont l’économie de la wilaya est basée sur l’agriculture, l’industrie et le tourisme, il ne fait pas de doute que le premier responsable de la wilaya est constamment à cheval avec un suivi régulier des opérations de développement. Le wali, en passant en revue l’avancement des projets, s’est arrêté sur le volet éducation afin de garantir des conditions favorables des prochains examens scolaires de juin 2024 et une prochaine rentrée scolaire dans des conditions optimales. Au cours de la rencontre, il a parcouru les projets couvrant divers domaines, notamment le soutien au développement socio-économique des Communes, à savoir 327 projets pour un montant de 350 milliards de centimes dont 85 opérations financées pour un montant de 115 milliards de centimes, à travers le Fonds de solidarité et de garantie des collectivités locales. En 2024, le même Fonds de solidarité et de garantie des collectivités locales a alloué un montant de 20 milliards de centimes pour divers travaux d’aménagement et de résorption du déficit en réseaux divers aux Douars Louza et ceux de Ain Sidi Cherif. Par ailleurs, pas moins de 32 milliards de centimes ont été alloués aux travaux liés à la préparation de la saison estivale, 05 milliards à la réhabilitation de la «mosquée Badr», située dans le centre-ville,13 milliards à l’acquisition de bus de transport scolaire et 15 milliards à l’acquisition d’équipements de nettoyage et de désinfection ainsi que pour diverses opérations de raccordement au gaz naturel. Concernant la préparation du déroulement des examens de fin d’année 2024, toutes les dispositions ont été prises pour assurer leur bon déroulement et, en ce sens, le wali a donné des instructions pour veiller à la mise en place d’un climat adéquat et à la mobilisation de toutes les ressources disponibles pour garantir la réussite de cette importante échéance scolaire.

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Commerce et Consommation. La latente psychose de la viande d’âne

Par Lotfi Abdelmadjid

Dans les prescriptions alimentaires islamiques, la viande d’âne est interdite à la consommation. Les «Ulémas» s’accordent à dire «haram» se référant à la «Sourat Enahla» au verset 8: «Et les chevaux, les mulets et les ânes, pour que vous montiez et pour l’apparat». Chez nous, pour des raisons extravagantes, certains, usant de la tromperie, font manger de la viande d’âne aux consommateurs transcendant toutes les règles religieuses, sociales et de santé publique. A l’instar d’autres régions du pays, Mostaganem a été, durant ce mois sacré du Ramadhan, affectée par ce phénomène. Même si sur le plan officiel rien n’a filtré, cependant, sur les réseaux sociaux, ont apparu des vidéos, largement partagées faisant état de restes de ces bêtes abattues clandestinement pour être destinées à la consommation. Ici comme ailleurs, c’est l’indignation d’une pratique qui répand la psychose chez les citoyens. Aujourd’hui, il n’y a pas que l’indignation, il y a aussi l’angoisse d’avoir consommé un produit d’origine douteuse, un produit qui peut nuire à la santé. Ce mois sacré du Ramadhan n’a pas été une barrière pour les péchés commis par certains bouchers sans scrupules et aveuglés par des gains récusables par la religion et par la loi. A Mostaganem, même si la pratique a été il y a plus d’une décennie décelée, on continue l’abattage clandestin de bourricots. C’est sur un trottoir du quartier de «Diar El Hana» qu’un jeune découvre de bon matin des têtes d’âne et autres parties désossées jonchant la muraille de la cité. Ce jeune, avec caméra à la main, a poussé son indignation à l’extrême conjurant ces criminels à la raison. Aujourd’hui, ces trafiquants de viandes d’ânes, on les croyait loin de Mostaganem, mais la wilaya a aussi eu sa part de ce trafic. Il est certain que les autorités, conscientes de cet abus, ont réagi pour mettre un terme à ce fléau montant. Cependant, il faut souligner que les pratiques commerciales chez certains bouchers sont hors normes. On remarquera que sur les étalages plusieurs viandes dont ni la provenance ni la valeur ne sont présentes ce qui les rend suspectes. A noter que les vidéos qui ont circulé sur les réseaux sociaux montrant des têtes, des pattes et des peaux d’ânes égorgés et dépecés ont frappé les habitants de psychose. Au vu de la prudence des consommateurs, cela a quelque part impacté le commerce des viandes et de ses dérivés ici comme ailleurs. Une telle situation devrait pousser les associations de consommateurs et les responsables concernés du secteur commercial à multiplier leurs interventions pour mettre un terme à ce phénomène de plus en plus prégnant.

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Histoire et patrimoine. Mosquée EL Badr : Une rumeur à la base !

Par Youcef Benguettat

C’est à travers un historique que l’on peut revisiter la mémoire d’un lieu. Pour l’histoire de ce patrimoine qui est la «Mosquée El Badr» de Mostaganem, on évoquera que c’est à la suite d’une rumeur infondée qui s’est propagée telle une traînée de poudre concernant l’endroit d’une ancienne Mosquée qui en lieu et place, on a construit une église dédiée à Saint Jean Baptiste. Cependant la vérité est toute autre, c’est ce que nous allons découvrir en premier lieu par ordre chronologique ce qui s’est réellement passé. Voici ce qu’elle était avant d’être une église dédiée à Saint Jean Baptiste, c’était à cette époque la halle à grains. Voici un écrit d’E. Vernaz, extrait de son livre «Le Vieux Mostaganem» en page 20. L’église actuelle fut construite en 1847 sur l’emplacement de l’ancienne halle aux grains. Elle fut affectée au culte, en 1849. Maintenant que nous avons la certitude documentée sur ce lieu, nous allons au deuxième volet : Quelle est cette Mosquée qui a été dédiée à Saint Jean Baptiste en 1839 ? Et où se trouvait-elle ? Suite à nos travaux de recherche, nous avons retrouvé le lieu exact sur une photo où l’on voit effectivement une Mosquée. Donc à partir de ce constat, nous avons compris puis expliqué l’origine de la rumeur et de la polémique concernant ce lieu. Voici un autre document que nous avons retrouvé : Une ancienne photo du Fort Bordj EL Mehal avec sa Mosquée qui est datée de 1841.
Le troisième volet : La confusion des lieux et les causes de la naissance de la polémique relative à «la petite Mosquée» dédiée à Saint Jean Baptiste, qui elle se trouve sur un autre lieu. Nous avons retrouvé une ancienne photo du Fort Bordj EL Mehal avec sa Mosquée qui est datée de 1841. Publiée dans le deuxième volet. L’origine de la rumeur et de la polémique concernant ce lieu a commencé avec l’écrit paru sur le bulletin intitulé Mostaganem. La première faute: c’est la modification de l’écrit comparé au texte paru sur le journal La Gazette en date du 24 Juin 1939. La deuxième faute c’est de ne pas donner le lieu exact de cette Mosquée. La troisième faute est : L’auteur de cet écrit n’a pas fait de recherches assez approfondies sur ce sujet. Voici les raisons de ces carences observées : Cette affaire a eu lieu en premier : le 21 juin 1839, le journal La Gazette en date du 24 juin 1939 nous rapporte l’information sur cette affaire lors de son centenaire organisé à Mostaganem, soit 100 ans après. La question qui se pose est : qu’est-il advenu de cet édifice cultuel (mosquée) qui faisait partie intégrante du Fort Bordj- El- Mehal ? A cette question, la réponse est : suite aux recherches effectuées, nous avons un écrit d’E. Vernaz, extrait du livre Le vieux Mostaganem page 18, qui nous renseigne avec la date à l’appui : La suppression de l’enceinte intérieure et la démolition du fort Bab-el- Djerad, exécutées suivant la décision Ministérielle du 20 Juin 1843 et suivies de la remise aux Domaines des terrains correspondants, ont assuré le développement de la ville de Mostaganem et permis la construction des quartiers neufs qui environnent la Place d’Armes. Le 25 Avril 1845, les restes du fort Bab-el- Djerad étaient remis aux domaines pour être vendus et démolis, et le 13 octobre 1847 le fort des cigognes (Bordj El Mehal) était également remis aux domaines pour être conservé par la ville comme prison civile. (La suite en prochaine édition…)

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Saison estivale. 14 nouvelles plages et un budget de plus de 37 Mds pour booster le tourisme

Par Y. Zahachi

Mostaganem se prépare activement pour la saison estivale 2024. L’objectif est d’accueillir un nombre croissant d’estivants et de leur offrir un séjour des plus agréables. Pour ce faire, plusieurs mesures ont été prises par les autorités locales, sous l’autorité du wali Ahmed Boudouh. Ainsi,14 nouvelles plages seront ouvertes au public.  Un budget de 32 milliards de centimes a été alloué à cette opération qui comprend l’aménagement des accès aux plages, l’installation de l’éclairage public et la mise en place de toutes les commodités nécessaires pour les vacanciers. Aussi, 05 milliards de centimes supplémentaires seront investis pour l’amélioration des plages des communes de Khadra, OuledBoughalem et Ben Abdelmalek Ramdane. A signaler notamment une toute nouvelle application mobile « Mostaganem My Destination » qui sera lancée prochainement. Elle permettra aux visiteurs de découvrir facilement les sites touristiques de la wilaya, d’explorer la ville et de trouver les meilleurs itinéraires. Le wali de Mostaganem a également donné des instructions pour la restauration des bâtiments et des édifices en face de la mosquée Badr ; l’élaboration d’un projet de valorisation du « Méridien de Greenwich » passant par la localité maritime de Stidia ; l’aménagement des espaces de détente entre les « Falaises » et la « Crique » de Salamandre ainsi que l’organisation d’un concours de la meilleure plage, avec un prix d’un milliard de centimes à l’APC gagnante. Toutes ces mesures visent à faire de Mostaganem une destination touristique incontournable à Mostaganem ; en plus de ces mesures, les autorités locales ont également prévu un programme d’animation riche et varié pour les soirées d’été ; le renforcement des mesures de sécurité et de surveillance des plages ; la mise en place d’une campagne de sensibilisation pour la protection de l’environnement ainsi que la mobilisation de tous les acteurs du tourisme à Mostaganem pour faire de la saison estivale 2024 un succès confortable. Avec tout ce train de mesures, le wali a également insisté sur la qualité des travaux d’aménagement et sur la nécessité de préserver l’environnement.

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