Accueil » ORAN » Y a-t-il une volonté d’un pourrissement de la ville Prolifération des ordures, un «crime» contre l’environnement?

Y a-t-il une volonté d’un pourrissement de la ville Prolifération des ordures, un «crime» contre l’environnement?

«Inquiétant, n’est pas encore le terme adapté, préoccupant peut-être mais l’intention préméditée de souiller la ville au plus fort moment d’afflux de touristes et d’embellie, n’est pas exclue» juge un citoyen jaloux de sa ville. Nos questions sont cependant les suivantes : «Quelles en sont les causes? Et «qui profiterait de cette situation?». Les images sont terribles. Le constat est époustouflant et choquant. Oran à deux doigts d’accueillir la rentrée sociale n’incarne pas l’image qu’elle offrait il y a trois semaines. Coca, cité Péret, Miramar, rue Khemisti, Sidi Houari, sidi Bachir (Plateaux), Yasmine, Michelet … Jamais Oran n’a été aussi sale que ces dernières semaines. Un diagnostic s’impose en urgence relèvent des spécialistes, ce qui se passe depuis quelques jours à Oran est un véritable crime contre l’environnement. Les poubelles et les bacs jonchés d’ordures font désormais partie intégrante du décor de la ville. La saleté régnante et répugnante qui a fait le tour des réseaux sociaux suscite moult interrogations. Qui a intérêt à nuire à son image ? S’agit-il d’une attitude délibérée ? la prolifération record des déchets ménagers a fort surpris les oranais restés incrédules devant une telle situation, qui, faut-il l’admettre, n’honore ni ses citoyens encore moins leur ville parce que au train où vont les choses, «c’est un véritable crime contre l’environnement de notre littoral et de celui de notre ville, je suis consternée et je ne sais quoi dire» confie une oranaise. Pourtant, tout avait l’air de baigner dans l’huile il y a près d’un mois jusqu’ à cette fatidique deuxième quinzaine du mois de juillet. «C’est à partir du 25 juillet que les choses sont revenues à la case départ et certains responsables rentrés de leur congé, ce début Août, sont demeurés pantois et perplexes se posant la sempiternelle question «comment une belle ville s’est métamorphosée en l’espace de quinze jours seulement?» et s’il y aurait quelque part une volonté manifeste de nuire à son aura». Le wali Sayoud Saïd n’a pas tari ce samedi de faire lors d’un Exécutif un constat amer de cette situation fort exaspérante. Comment un tel changement a-t-il pu avoir lieu ? s’est-il alors interrogé. Ce décor n’épargne pas cette ville mais s’étend à certaines communes littorales. Un maire a justifié l’accumulation des déchets dans son village par le manque de camions de collecte. Ce type d’argument qui sert pour certains à cacher les défaillances, ne tient pas toujours la route. Une commune a pourtant, comme le stipule le règlement, le droit de faire la location ou demande une aide dans le cadre du FFCL au cas où son budget est insuffisant. «Et ce n’est pas le 6 Août qu’une commune vient prétexter qu’elle n’a pas de camions sachant que la question des moyens, entre autres, a été déjà tranchée avant le démarrage de la saison estivale» confie un responsable. «Je suis révolté quand je vois un tel acte de sabotage qui n’est autre que vouloir empoisonner la ville de saleté, d’excréments et de gravats sans parler de l’effet que produisent les odeurs nauséabondes dégagées des poubelles des rues et de bacs non évacués sur la santé des citoyens » souligne pour sa part un retraité estimant «qu’il faut situer les responsabilités et passer directement aux sanctions parce qu’on veut nuire aux efforts jusque-là entrepris».

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