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Le 16 avril: Jour de la science… tout un symbole

Les Algériens avaient choisi le jour de la mort d’un éminent savant, un réformateur et un résistant hors pair. Le 16 avril 1940, c’était le jour de la disparition du cheikh Abdelhamid Benbadis. Après l’indépendance, les officiels de l’époque et pour rendre hommage exceptionnel au président et fondateur de l’Association des ulémas algériens, ont bien choisi cette date, pas pour faire renaître un deuil, mais pour en faire un jour symbolique dédié à la science et au savoir. La science ne devrait pas être prise dans le sens restreint aux sciences religieuses puisque le regretté cheikh était Imam-savant..Par L’expression science, l’on voudrait, certainement insinuer toute science, tout savoir et toute connaissance pouvant servir à épanouir l’être humain sur les plans matériel, psychologique et spirituel. Pour bien expliquer tout ça: tout savoir ne s’opposant à la «fitra» humaine. En tant que savant, instructeur et imam musulman, il voyait que les efforts consentis par l’Homme sur la terre, afin d’améliorer ses conditions de vie, devraient se faire dans des circonstances de soumission à son tout Puissant Créateur. La grande bataille de l’Imam contre l’occupant français a été l’année 1930 où les autorités coloniales avaient osé fêter le centenaire de l’occupation, en déclarant que «l’Algérie française» est désormais un fait accompli, irréversible. Avec le peu de moyens à la disposition de l’Association des ulémas, elle avait quand même réussi et en dépit des pressions soutenues de l’administration coloniale, à s’implanter un peu partout sur le territoire national où des écoles et des instituts de formation «libres» ont été érigés, avec le concours massif de tous les Algériens ayant sincèrement cru à cette double cause, nationale et religieuse. A l’exception de quelques «travestis transfuges», qui se comptaient sur les doigts, la quasi majorité des Algériens ne faisaient, pratiquement, pas de différence entre ce qui est national et ce qui est religieux. Pour faire face aux intentions coloniales visant à déloger les Algériens de leurs croyances et de leur foi, la religion était presque l’unique refuge. En vue de faire face aux tentations de l’étranger usurpateur, les Algériens avaient trouvé refuge, en ces moments difficiles de leur Histoire auprès de ces éminents savants réformateurs ou bien ces chefs de zaouïas. Ils servaient d’encadreurs spirituels pour les membres de la nation au cours de son long et pénible processus de résistance et d’émancipation. Nous les générations de l’après l’indépendance qui n’ont pas connu ces contraintes et ce grand calvaire colonial, nous ne pouvons que rendre hommage à ces éminentes personnalités ayant bravement tenu tête à la plus grande puissance coloniale de l’époque.

À propos Abdelkader Benabdellah

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