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Chaïma nous maudira!

Le féminicide prend de l’ampleur chez nous. On s’attaque sans vergogne aux femmes et aux enfants. Chaïma âgée de 19 ans a été retrouvé brûlée, après avoir été agressée et violée, dans une station d’essence située à l’entrée de Thénia, dans la wilaya de Boumerdès. La mère de Chaïma a affirmé que l’auteur du crime est connu des autorités judiciaires. Il aurait déjà tenté de violer la victime, qui avait déposé en 2016 une plainte pour viol alors qu’elle n’avait que 15 ans à l’époque. Une mort atroce pour Chaïma qui ne rêvait que de vivre «heureuse» et caressait l’espoir d’avoir un foyer et une famille. Ce meurtre a «secoué» la société algérienne. Secouée jusqu’à enflammer la toile où certains ont tenté de justifier l’injustifiable en oubliant que la victime était une femme et sans défense mais, avant tout, un être humain et que personne n’a le droit de lui ôter la vie. Une violence qui fait craindre le pire surtout ces dernières années. Au 1er octobre 2020, on dénombrait en Algérie 38 féminicides depuis le début de l’année. A la fin du mois d’août, dans la Wilaya de Blida, c’était Ikram, âgée elle aussi de 19 ans, enceinte et mère d’un garçon, qui a été tuée par son mari. Le 8 août, à Beni Messous, c’est Asma, âgée de 30 ans, qui a trouvé la mort, égorgée par son mari alors qu’elle était enceinte. La liste reste longue. La question qui se pose, comment faire face à cette vague de violence? Il est clair qu’il faudra éduquer nos enfants que la violence engendre la violence et que la Vie est précieuse. Maître Anissa Smati, avocate et membre du réseau Wassila, lance un appel pour faciliter les procédures du dépôt de plainte des femmes victimes de violence. Anissa Smati, reporterdz, a déclaré que «le réseau Wassila a tout fait pour qu’il y ait une cellule spéciale qui s’occupe des violences faites aux femmes au niveau du commissariat et du tribunal, ce serait pris en considération, mais dans la pratique, jusqu’à présent, cela n’est pas constaté sur le terrain». Elle conclut que «tant que l’on ne considère pas que la femme est une citoyenne à part entière qui a des droits et qui a la possibilité de se prendre en charge, d’avoir un travail honorable et une vie tout à fait respectable, nous serons toujours dans ce genre de violence qui ne sera pas enrayé aussi facilement ». Une campagne contre la violence devra être menée dans les écoles, usines, rue et autres. Il faut apprendre à nos enfants à aimer la Vie et la femme, qui donne de la Vie.07

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