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Séminaire international sur l’intelligence artificielle et la numérisation pour le développement économique. L’Algérie doit se mettre au diapason de la numérisation et la sécurité juridique

L’investissement et la sécurité juridique et judiciaire ont focalisé les thèmes abordés lors de cette seconde journée avant d’entériner les recommandations de ce séminaire international sur l’intelligence artificielle et la numérisation. Après le coup d’envoi officiel pour le lancement de ce premier séminaire international, consacré à la numérisation et l’intelligence artificielle dans le secteur juridique et économico-financier, eu égard aux crimes économico-financiers et la propagation de la corruption, cette seconde journée a été consacrée exclusivement au volet investissement et développement économique. Les experts des différents bâtonniers étrangers et internationaux présents au palais des Nations étaient unanimes à nous déclarer que l’Algérie est interpellée à l’accélération du processus de numérisation pour se mettre au diapason avec le nouvel ordre mondial émaillé par le développement technologique et les transactions bancaires entre autres. Le palais des Nations au club des pins à Alger affiche complet, soit une forte présence des robes noires et du barreau d’Alger vu la complexité de la thématique abordée pendant ces deux journées qu’est la numérisation pour suivre la locomotive du développement économico-financier à l’ère de l’intelligence artificielle. Cette initiative a été mise en concrétisation grâce à la conjugaison des efforts de l’ordre des avocats d’Alger avec la fédération des barreaux d’Europe FBE qui a à son actif 1.000.000 avocats issus de 20 pays européens et affiliés à 200 organisations. Les présents ont abordé des thèmes lors de cette journée avant la clôture du séminaire international sur la problématique de l’investissement, du développement économique, la protection des investisseurs et les relations économico-financières entre l’Algérie et l’UE animé par Michel Colontrobo, président du comité d’arbitrage du FBE et par la représentante de Natexis et Med Bentoumi. La numérisation est une réalité incontestée même si elle traîne encore les pas en Algérie ou l’administration algérienne peine à l’intégrer comme urgence dans sa gestion. L’objectif attendu de ce grand rendez-vous est d’associer les avocats à la réalisation de la sécurité juridique et judiciaire pour drainer et encourager l’investissement en Algérie. Les bâtonniers plaident pour la nécessité d’ériger un cadre juridique adapté à cette révolution technologique, notamment pour la protection des données. Ils appellent aussi à créer un environnement juridique propice à l’investissement et à la confiance des acteurs économiques. Pour Me Mohamed Baghdadi, bâtonnier de l’Ordre des avocats d’Alger, rencontré en marges, l’Algérie est en retard dans ce processus de numérisation mais qu’il reste possible de combler ce fossé et de rattraper le retard selon lui par mettre en avant l’urgence pour l’Algérie de se mettre à niveau, citant l’exemple de la Suisse qui vient tout juste d’adopter des textes sur la protection des données en 2023. Selon ses propos, certains pays, notamment européens, ont pris de l’avance dans ce domaine, « ces avancées sont accompagnées d’erreurs dont l’Algérie peut tirer des leçons ». Avec l’existence d’une loi fondamentale sur la protection des données, il affirme que l’établissement d’un arsenal juridique solide est primordial pour guider cette transition. Par ailleurs, le vice-président de la Fédération des barreaux d’Europe (FBE), Marc Labbé, met en lumière l’importance cruciale de la protection des données. «L’Algérie vient de franchir une étape en adoptant une nouvelle loi sur la protection des données, alors que l’Europe avait déjà réglementé ce domaine il y a un certain nombre d’années». Concernant l’intelligence artificielle, il met en avant son potentiel pour décharger les professionnels du droit des tâches «fastidieuses» et «répétitives». Toutefois, il estime que l’humain doit demeurer au cœur du processus décisionnel. «L’Homme restera toujours aux commandes. Nous ne pouvons pas imaginer un jugement uniquement par la machine puisque beaucoup d’erreurs ont été commises d’où le recours in-extremis à la vérification de nos connaissances, notre expérience et nos règles déontologiques». Ce Séminaire international organisé pour la première fois en Algérie par l’Ordre des avocats d’Alger en collaboration avec la Fédération des barreaux d’Europe (FBE), l’événement ne se limite pas à la numérisation et à l’intelligence artificielle, mais aborde également les enjeux des investissements et de la sécurité juridique. Le bâtonnier Me Baghdadi a surtout insisté sur la nécessité de la création d’un environnement propice à la confiance des investisseurs, critiquant notamment l’instabilité des lois et le rôle ambigu des juges dans le processus d’arbitrage.

À propos NADIRA FOUDAD

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