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Un vieux projet rajeuni

Une enveloppe de 300 milliards de dinars, soit 2.6 mds de dollars, a été consacrée aux fins de redonner vie à la route transsaharienne, un ancien projet …victime lui aussi des soubresauts et des humeurs politiques, voire de la force et de la faiblesse des relations des pays de la région. La transsaharienne a été conçue pour être «un pont» venant réaffirmer les relations de coopération entre l’Algérie et les pays du Sahel, dont un destin géographique en avait fait des enclaves privées de tous débouchés sur la mer. La solution pour ces pays, c’est bien de profiter des accès des pays voisins ayant des façades maritimes, comme l’Algérie entre autres. Puisqu’il s’agit de projet gagnant-gagnant. Pourquoi pas donc, ne pas offrir les services de nos entreprises portuaires pour être au service de ces pays voisins. Mais comment va-t-on y parvenir? C’est en construisant une route, une autoroute, pourquoi pas une ligne ferroviaire dans l’avenir. Cependant, il faudrait commencer par le commencement. Par le plus facile à réaliser et dont le coût serait le moins cher. Néanmoins, il faut le faire…et le plus vite! C’est un investissement qui certainement, va bouffer une grosse enveloppe. Alors, le bénéfice et les dividendes, ne sont pas pour le jour d’après. C’est de l’investissement à moyen terme. Cela serait les ports algériens qui vont d’abord, commencer à recevoir les marchandises de ces pays et ensuite les transporter vers ces contrées lointaines. Même le produit algérien manufacturé ou agricole, énergétique ou minier pourrait se faire des débouchés et conquérir les marchés de ce grand continent d’environ un milliard 200 millions habitants. Il faudrait d’emblée en finir avec ces esprits tordus, mesquins et complexés croyant, toujours, -à tort évidemment- que les bonnes affaires juteuses se font, uniquement avec les Européens, les Américains et ceux de l’extrême orient. Le paradis, c’est juste là derrière toi, il suffirait d’apprendre à bien discerner le bon grain de l’ivraie. Comme vient de le «rêver» le président du CNES (conseil national économique et social), l’on pense bien à installer un réseau de banques algériennes, afin de faciliter la tâche aux opérateurs économiques. L’on va travailler et gagner et aider ces voisins africains à travailler et à gagner. Nous n’allons faire comme les Français qui viennent pour exploiter, l’homme, la terre et l’animal et retourner chez soi avec de l’or dans la main. Au Niger, par exemple- la France et en train d’exploiter le plus grand gisement d’uranium alors que les pauvres nigériens viennent mendier en haillons, dans les rues des villes du nord du Maghreb…

 

À propos Abdelkader Benabdellah

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