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Le sens du changement

L’affaire «Maya» ou l’affaire dite «de la fille cachée de Bouteflika» confirme que la corruption avait gangrené le sommet de l’Etat. Les premières révélations d’affaires donnent l’impression qu’il y avait deux Algériens, l’Algérie des «amis» et l’Algérie du peuple. Dans l’Algérie des «amis», une personne recommandée peut devenir riche et obtenir une villa au club des Pins sans que personne ne puisse en parler ou dénoncer. C’est dingue comment les affaires étaient «gérées» sans que la presse puisse investiguer. On comprend mieux pourquoi la presse n’a pas le droit à l’accès aux sources d’information. La presse, au temps de Bouteflika, était certes «libre» mais «muselée» Muselée en fermant toutes les sources d’information. Cette affaire de la «fille cachée de Bouteflika» avait été révélée durant l’ère Bouteflika. Aucun haut responsable n’avait bougé le petit doigt ou tenté de faire quelque chose. Au contraire, elle est restée «protégée». Aujourd’hui, le pouvoir veut une révision de la Constitution pour avancer, pour la construction d’un Etat de Droit. Avec tout ce qui a été fait et refait, la rupture avec le système qui a généré la corruption à grande échelle, il est et sera difficile de rompre avec le système et/ou les mentalités du système. Un changement de système est l’affaire de tous et suppose l’implication de toutes les forces vives du pays. Or, il y a un semblant d’immobilisme politique puisque l’opposition démocratique et le Hirak ne sont pas associés à cette œuvre. Chez nous, on continue à «exclure» toute personne qui ne partage pas le point de vue du système. Les partis, qui ont soutenu tous les mandats de Bouteflika et qui ont béni ses deux révisions de la Constitution, sont là pour faire campagne pour la nouvelle Constitution. C’est incohérent comme démarche de leur part sauf s’ils ont l’intention de se recycler dans le nouveau système pour avoir d’autres privilèges. Or, c’est le Hirak qui a exigé un Etat de Droit et pas les partis de l’ex pouvoir. Dans l’Algérie de demain, il faut tout axer vers la séparation des trois pouvoirs, rendre la justice un pouvoir fort et indépendant. Le changement devra débuter dans la réforme de la Justice, la formation des juges et le renforcement du système judicaire. C’est la seule et unique voie pour rompre avec le système qui a conduit le pays vers la dérive.

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