Les marchés pétroliers ont traversé une semaine particulièrement agitée, marquée par de brusques variations liées aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Mais vendredi matin, un début d’accalmie s’est dessiné, porté par les annonces de Donald Trump sur l’avancée des négociations avec l’Iran. Le baril de Brent s’échangeait ainsi à 107,11 dollars, en baisse de 0,8 %, tandis que le WTI reculait à 93,65 dollars (-0,88 %), effaçant une partie des fortes hausses enregistrées la veille. Jeudi, les cours avaient bondi de 5 à 6 %, alimentés par les déclarations contradictoires du président américain et par les tensions persistantes en Mer Rouge. Mais la décision de Washington de suspendre pour dix jours les frappes contre les infrastructures énergétiques iraniennes a rapidement changé la perception des investisseurs. « Les discussions se passent très bien », a assuré Donald Trump, évoquant également un geste d’ouverture de Téhéran qui a autorisé le passage de dix pétroliers par le détroit d’Ormuz dans le cadre des négociations. Pour autant, l’Iran reste prudent. Selon Reuters, la proposition américaine en 15 points, transmise via le Pakistan, a été examinée par les autorités iraniennes mais jugée « unilatérale et injuste ». Téhéran a toutefois répondu officiellement par des canaux indirects et posé ses conditions à une éventuelle désescalade, attendant désormais une réponse américaine. Cette posture ambiguë maintient une incertitude persistante sur l’issue des discussions. Dans ce contexte, le détroit d’Ormuz demeure sous contrôle iranien, avec un trafic réduit de près de 90 % et l’instauration d’un «péage maritime» pour les navires commerciaux, selon Ndarinfo. Les craintes d’une extension du conflit, notamment vers le détroit stratégique de Bab el-Mandeb, avaient fortement contribué à la flambée des prix en début de semaine. Malgré ces tensions, les marchés à terme traduisent un certain optimisme. «Les investisseurs parient sur une résolution rapide et une stabilisation prochaine», souligne Shemara Wikramanayake, Directrice générale de Macquarie, citée par Euronews. Au final, cette séquence illustre la sensibilité extrême des marchés énergétiques aux signaux politiques. Si les tensions physiques sur l’offre restent réelles, notamment avec des prix du gazole record en Asie, les perspectives diplomatiques offrent un répit. Entre espoir d’apaisement et risques persistants, le marché pétrolier continue ainsi d’osciller au rythme des négociations.



