À la conquête de l’Afrique de l’Ouest

L’Algérie ambitionne de relever, de façon significative, les volumes de ses exportations notamment vers les voisins subsahariens en Afrique. Dans ce continent, dirais-je, peut-être sous-estimé et victime des plus funestes préjugés, il n’y a pas que le terrorisme et le sinistre Boko haram. Il y a également, et à gogo, des affaires juteuses et des opportunités en or pour nos explorateurs et nos hommes d’affaires …Donc, l’Algérie prendra, solennellement, part au Salon international, spécialisé dans les produits pharmaceutiques et les équipements médicaux "Pharma West Africa 2026".
Cet événement économique africain est prévu du 14 au 16 avril prochains et sera reçu dans la grande métropole nigériane de Lagos. Troisième puissance économique sur le continent, après l’Afrique de sud et l’Egypte, l’Algérie compte mettre en valeur ses qualités, en exploitant sciemment cette grande réputation. Elle s’est déplacée à Lagos, c’est justement pour décrocher des contrats d’exportation et pas pour faire du tourisme. C’est, du coup, une occasion pour se faire une idée juste, sur les niveaux de développements réalisés par d’autres pays concurrents. Ce n’est pas facile de se faire respectable dans ce monde qui court sans cesse, juste pour ne pas se trouver brusquement, «out» et chassé hors du ring. La concurrence dans le monde de l’économie est acharnée et est devenue une vraie guerre, avec ses stratèges, ses espions et ses méchants propagandistes. Chaque jour qui passe, il y a une invention ou le perfectionnement d’une invention. La moindre inadvertance est fatale.
Dans cette jungle, l’on ne parle peu ou pas. C’est un monde où l’on juge selon le dynamisme et les effets qui en résultent, les plus éloquents des orateurs n’ont pas de place, dans ce mode d’existence ou l’acte prime tout. L’Algérie est ainsi devant un défi à relever, celui d’imposer le label «made in Algérie», sur tous les marchés du monde entier et pas uniquement en Afrique. Sept milliards de dollars de produits algériens, exportés hors hydrocarbures, c’est trop peu par rapport aux capacités inégalées de l’Algérie. Nous pouvons lui accorder la mention: «peu mieux faire»!! Notre grand défi actuel, c’est développer les exportations hors hydrocarbures. C’est certainement difficile dans un monde réputé par une concurrence coriace, mais en même temps, ce n’est pas impossible. Surtout, il ne faudrait pas avoir peur des gros industriels mondiaux qui monopolisaient, depuis des décennies, avec un savoir-faire de très haut niveau, la production manufacturière. Bonne chance !!


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