«Le pari d'une économie connectée et transparente»

L’Algérie se dirige tout droit vers une transformation numérique de son corps administratif. Et cela ne saurait se permettre sans une implication plus technologique dans le processus d’une évolution qui se confirme et s’enracine, de plus en plus avec le temps. Chaque jour, chaque semaine ou chaque mois qui passe, il y a quelque part sur la planète une invention ou le perfectionnement d’une invention qui s’annonce sur les supports publicitaires. Il y a une trentaine d’années, l’actuel paiement électronique était «un truc» imaginaire relevant de la pure fiction. Dans une décennie ou moins que ça, nous allons assister- peut-être- à une technique de paiement électronique plus sophistiquée que celle que nous utilisons de nos jours. Le but de l’Algérie dans tout ça, c’est d’être à jour en s’accommodant avec les perfectionnements qui s’annoncent, et en évitant les retards qui s’avéreraient parfois fatals. Nous avons nos techniciens et nos experts formés pour cette mission, certes laborieuse, mais pas impossible. Et ce, pour la simple raison que d’être à jour avec la cadence de ce qui s’invente ailleurs, n’est pas un travail facile. Actuellement, le pari est fait sur un but plus global, celui d’une économie, d’une administration, totalement gérée par le numérique. Les mains des prestidigitateurs habitués au «miel de la république », ne peuvent agir comme cela était pendant le règne de la méthode ancienne. Et c’est pour ça que cette offensive technologique fait peur à ces gens habitués impunément à mettre la main dans les deniers publics. Parce qu’ils savent que grâce à leur génie inventif, malheureusement maléfique et à leur connaissance profonde des rouages et des engrenages, comment déjouer les procédures de contrôle. Les réseaux de spéculation et les barons de l’économie parallèle, ayant fait subir de graves torts à l’économie du pays et agissant hors du circuit officiel, seront également inquiétés et donc soumis au diktat de la transformation numérique. Justement, le grand mal causant de sérieux revers à l’économie et à l’Etat d’une façon générale, ce ne sont autres que les réseaux de spéculation qui s’enrichissent illégalement sur le dos de l'Etat et du peuple. Ces gens ne s’acquittent que peu ou pas du tout de leurs devoirs fiscaux, ce qui va en fin de compte se répercuter de façon très négative sur les capacités du Trésor public. Alors que les petits commerces sont-si j’ose dire- « persécutés » par les services fiscaux. Pis encore, ces gens pratiquent un commerce illicite moyennant des masses monétaires faramineuses, sans passer par les banques et les circuits officiels.


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