La nouvelle guerre des frontières

Lorsque l’on parle du narcotrafic, l’on insinue toujours le pays voisin le Maroc ! Pourquoi le Maroc ? Parce que ce pays est un producteur et plus grave que ça, c’est un gros pays exportateur. Toutefois, les réseaux activant dans le narcotrafic impliquent d’autres pays notamment des régions asiatiques et quelques pays de l’Amérique latine… et si l’Algérie ne prodigue pas assez d’efforts sérieux et soutenus afin que ce trafic nuisible à dimension mondiale n’affecte pas notre pays, nous allons tomber dans la pire des conséquences. Pour certains, le trafic des stupéfiants est très lié à la consommation addictive d’un produit nuisible à la santé physique et morale. Cependant, pour d’autres, c’est le plus court chemin menant directement à l’enrichissement illicite ! Mais trop malhonnête, trop facile et trop rapide ! Voilà, l’enjeu principal du trafic de la drogue. L’Algérie à l’instar de tous les pays de la planète est munie d’un réseau apparemment, très efficace, de systèmes sécuritaires dont la fonction principale est la lutte contre le narcotrafic. Toutefois, cela ne voudrait jamais dire que le pays est parfaitement cloîtré contre toute sorte de pénétration de ces produits néfastes. Nous avons une confiance totale dans l’efficacité et l’intégrité de nos services de sécurité chargés de la lutte contre les stupéfiants. Cependant, à toute bonne chose, il y aurait le revers de la médaille. C’est-à-dire, il y aurait quelque part, une ou des exceptions. C’est pour cela que l’on y croise toujours quelques gens malhonnêtes ou quelques faibles d’esprits ne résistant que peu ou pas aux attraits magiques de l’argent. Et, c’est par là que le «dieu de l'argent" se fraye un chemin vers le cœur des esprits qui se vend facilement. Nous avons et de façon récurrente, rappeler dans des chroniques précédentes, que la question de la lutte contre les stupéfiants et du coup protéger la société de ces poisons menaçant nos jeunes, est un devoir national que chaque citoyen devrait en être conscient. Lorsque l’on constate que des dealers vendent leurs cames aux jeunes gens, dans les cafés et en plein jour. Cela n'implique pas uniquement les services de sécurité. Les citoyens regardant ces actes ignobles, sans réagir, ne sont pas moins responsables. Certes, pas une responsabilité pénale, mais morale. Au regard des incalculables saisies de psychotropes, kif et autres drogues dures, traités par les tribunaux, l’Algérie, serait en effet devenue une plaque tournante de ce trafic dans la région du grand Maghreb. Pour les Oranais et tous les Algériens, l’affaire de 700 kg de drogue saisie en 2018 au port d’Oran est la seule affaire ayant un grand impact politique sur le cours des événements.


ads