Quand le clic remplace enfin la chaîne

«DZaïr Digital Services» est en train de tester 19 services publics activant dans cinq secteurs ministériels. Le lancement de cette expérience est en cours de préparation pour son lancement officiel prévu pour le 31 mars de l’année en cours. Si l’on constate bien le processus de digitalisation dans les administrations et les institutions républicaines, l’on peut déduire que l’Algérie accuse un retard flagrant dans ce domaine. Et ce, par rapport aux normes en cours dans certains pays qui sont à notre niveau de développement. Dorénavant, il n’est plus permis de parler de la gestion administrative sans évoquer la nécessité de l’implication de la digitalisation. C’est plus vite fait et c’est plus pratique par rapport à des méthodes devenues archaïques et dépassées par la course technologique. C’est justement à partir de cette conception des choses que les pouvoirs publics en Algérie s’efforcent de rattraper les retards et mettre à niveau l’activité administrative par rapport à ce qui se passe ailleurs. L’attrait des investissements étrangers vers l’Algérie exige impérativement que l’on se mette au diapason des performances sous d’autres cieux. Un investisseur européen ou occidental de façon général exige des méthodes de travail plus performantes qui devraient s’accommoder avec ce qui se passe chez lui. Si l’expérience se généralise au niveau de toutes les administrations de la république, il y aura un bouleversement dans la méthodologie de travail qui facilitera la tâche aux citoyens et également aux fonctionnaires publics. La bureaucratie languissante avec ses effets néfastes sera la plus grande victime de la généralisation de la digitalisation. A vrai dire, La bureaucratie et tous les autres maux de l’administration algérienne se nourrissent des anciennes méthodes archaïques dépassées et anéanties par la révolution numérique. Mais faudra-t-il rappeler dans cet ordre d’idées, que sans la discipline dans le travail qui devrait s’appliquer avec méthode et non par habitude, la numérisation ne pourrait pas à elle seule intervenir dans l’aspect moral de la chose ayant trait au degré de conscience professionnelle du fonctionnaire et ce, à tous les niveaux, en amont et en aval. La digitalisation est une très bonne chose, elle facilite pas mal d’entraves, mais il faudrait des gens formés pour ça, qui savent pertinemment comment exploiter à bon escient cette extraordinaire technologie. La numérisation va certainement révolutionner les méthodes techniques du travail ! Mais saurait-elle révolutionner les mentalités habituées aux comportements bureaucratiques, les plus vils…justement c’est ça la question….


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