Justement, il ne faudrait pas attendre le jour «j», c’est-à-dire le jour de la catastrophe pour se mettre à courir à gauche et à droite. «Gouverner, c’est prévoir», disait l’adage ! Les questions des feux de forêt ainsi que de tous les problèmes ayant trait aux forêts notamment à la faune et à la flore, demeurent pertinentes. Même si les incendies restent les plus nuisibles, constituant toujours une vraie menace, les problèmes de nos étendues forestières sont multiples dont la question de la malpropreté et du manque d’entretien reste la plus exposée. Par manque d’entretien, on sous-entend une absence de gardiennage et de nettoyage, permanent des forêts. Ces deux mesures, si elles étaient respectées, de façon soutenue, l’on pourrait prévoir et du coup, éviter ou prendre de court, pas mal de difficultés qui sont dommageables à la bonne situation du patrimoine sylvestre national. C’est déjà bon, voire louable, que l’on pense aux feux de forêt dès le mois de mars, mais il sera encore meilleur de dresser un plan global stratégique, visant à mettre au maximum, ce patrimoine hors de toutes atteintes notamment des feux ravageurs. Les forêts, à proximité des agglomérations, sont transformées en décharges publiques. Quand les vents sont forts, ils transportent les sachets en plastique dans la forêt qui s’accrochent aux arbres et aux arbustes. Ainsi, toute la beauté de cette verdure est gâchée par ces «prises de vue» désagréables. Comme nous manquons de conscience politique et citoyenne, nous manquons affreusement et également, de conscience des forêts et des espaces verts. Et, c’est pour cela que personne ne s’y intéresse, du moment que cela ne rapporte rien pécuniairement parlant. Que ce soit pour le citoyen ou pour les responsables, en amont et en aval…, il n’y a «aucun service des marchés» au niveau de l’administration nationale, chargée de la gestion des quatre millions d’hectares, constituant l’ensemble du patrimoine sylvestre national. Nous souhaitons le retour solennel du corps des gardes forestiers. A ma connaissance, au niveau des forêts que je fréquente, je n’ai jamais encore vu un garde forestier traînant dans les parages. Pis encore, je n’ai jamais encore croisé des agents communaux ou de l’administration des forêts, en train de nettoyer et délivrer ces endroits verdoyants des saletés causés par l’homme. Ces malpropretés sont parmi les fréquentes causes qui seraient à l’origine des incendies de forêts. Il s’agit notamment de chutes et des fragments de verre.



