Un code pour sauver des vies

Effectivement, il s’agit bel et bien de mesures préventives, visant à sauver des vies. Les législateurs de l’APN n’avaient trouvé aucune lacune, pouvant inciter à rejeter la mouture du nouveau code. Ce dernier ayant été mis en œuvre par une commission paritaire formée par des spécialistes de toutes les disciplines fusionnant vers un but ultime, celui de sortir un code de la route, renforçant la sécurité routière donc, en mesure de «sauver des vies». Selon un communiqué officiel, le texte vise à réduire le nombre d'accidents par des mesures plus adaptées, tout en consolidant la responsabilité pénale et civile des conducteurs. Mais également, en dépénalisant certaines infractions et en ajustant le montant des amendes pour alléger la pression sur les usagers. C’est un texte où l’on a mis beaucoup de «sagesses et d’intelligence», juste pour ne pas réveiller la grogne des transporteurs ayant eu lieu, il y a quelques mois, suite aux mesures, jugées «draconiennes» déclarées par le département ministériel concerné. Mais pour ce nouveau code, et afin d’exclure toute forme de «diktat» de la part de la partie exécutive, l’on a fait participer les partenaires sociaux, représentés par les syndicats des transports dans l’élaboration du nouveau texte. Reste à savoir maintenant si le nouveau code fera en sorte que les carnages se répètent à longueur d’année, laissant à chaque fois des morts, des blessés et des pertes matérielles énormes. Pour l’année écoulée de 2025, le bilan des accidents de la route en Algérie était vraiment alarmant, avec une hausse de la mortalité, atteignant une moyenne quotidienne de 205 accidents et 6 morts au premier semestre de la même année, selon un bilan officiel. D’autre part, il y aurait d’autres facteurs comportementaux, à ne pas négliger, ayant participé activement à l’avènement des accidents de la route. Il s’agit de cette tendance à vouloir arriver plus vite que prévu. C’est un comportement devenu avec le temps une seconde nature voire un mauvais pli, visant toujours à courir, même s’il n’y a pas une raison justifiée pour ça. Une course contre la montre ? Pourquoi ? Parce qu’il y a constamment dans l’esprit de chacun, ce concurrent imaginaire (à l’instar du voleur d’Harpagon) que l’on doit s’efforcer à ne pas le laisser nous dépasser. L’on est coincé, à vrai dire, dans le tourbillon de la modernité, ce mode vie avec ses avantages et ses inconvénients ayant apporté le «vice» de la concurrence et n’ayant jamais existé dans le passé de la quiétude.


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