Parait-il que le président de la république s’est solennellement engagé dans une sorte de redressement général voire une sorte de petits ajustements sociopolitiques d’une situation ne cessant de se dégrader. Une initiative paraissant impérative et ce, avant que cela ne dégénère vers l’incertain. Pouvoir d’achat, salaires, chômage et spéculation, ces problèmes, paraissant différents, par leur nature, alors qu’à l’origine ils convergent tous vers un seul gros problème, celui d’une mauvaise gestion de ces dossiers. Sachant bien que cela est intimement lié à la paix sociale particulièrement au niveau de vie voire au confort vers lequel le citoyen aspire. La donnée la plus importante dans cette mise à niveau d’une situation précaire ou se dirigeant vers la précarité, est que l’Algérie ne manque ni de moyens, ni d’argent, afin de concrétiser ce redressement …Pourquoi a-t-on mis dans le même sac le danger de la spéculation avec ses conséquences nuisibles au chômage et au pouvoir d’achat ? C’est sûr que quelque part, il devait y avoir une quelconque relation. A notre modeste connaissance, nous croyons que la priorité serait de procéder tout d’abord à l’extirpation de la spéculation par la racine. Pourquoi ? Parce que tous les maux de l’économie nationale sont en provenance directe des réseaux et des nababs du marché parallèle. Ce marché « noir », non seulement, il manipule les prix et la distribution des produits à sa guise et non à celui de l’Etat et du citoyen, mais il ne verse pas un sou aux caisses de l’Etat. Donc, c’est de l’argent éléphantesque qui échappe aux circuits officiels de la finance de l’Etat. C’est donc un saignement incessant des moyens financiers qui ne dit pas son nom. La maitrise du marché noir parallèle n’est que « cette unité de mesure » par lequel l’on peut mesurer la vraie force de l’autorité de l’Etat, face à ses « dangereux réseaux parallèles » qui pourraient un jour menacer l’Etat dans son existence. Un ami m’avait informé qu’il avait trouvé les sardines à 300 da le kg au port de Beni Saf, alors qu’à Oran il avait atteint le record déraisonnable de 1500 da le kg. Si tu exposes ce dérèglement forcené à un quelconque responsable il te dirait que c’est le marché libre, basé sur la règle de l’offre et la demande. Ce n’est pas le marché libre, c’est le marché parallèle qui fait marcher le marché, à la limite de ses intérêts. Il vaudrait mieux chercher comment baisser les prix au lieu de hausser les salaires puisque ça revient au même. L’investissement national ou étranger est le seul garant pour la création de postes de travail…



