Même si l’Histoire n’avait cité que quelques noms de femmes –Fatma n’soumer entre autres- ayant eu un écho considérable dans la grande résistance armée contre l’invasion coloniale française qui avait duré plus de 70 ans, la femme algérienne avait son lot respectable de participation active à la lutte armée. Avec la fondation du mouvement national politique pour la libération, dès le début du 20ème siècle, la femme algérienne s’était engagée corps et âme dans ce mouvement, en dépit des mentalités et des traditions sociales dépassées. Mais, le rôle déterminant de la femme algérienne était significatif, surtout lors du déclenchement de la grande guerre de libération nationale où des centaines de femmes avaient rejoint les réseaux de résistance et même les maquis, côte à côte avec leurs frères. Seulement, la femme militante de l’époque s’occupait des tâches qui s’accommodaient avec ses spécificités féminines. C’est après l’indépendance que la femme algérienne ira s’imposer avec rigueur et responsabilité. Actuellement, nous avons des femmes ministres, des députées de la Nation, des femmes pilotes, des officiers supérieurs dans l’ANP, dans les services de sécurité. D’autres secteurs sont presque sous l’emprise des femmes, comme celui de l’Education nationale ou ceux représentant des taux les plus dominateurs. Nous pouvons constater ainsi, que ni la religion ni les traditions ancestrales, une fois ajustées aux nécessités du progrès, ne s’étaient opposées à cette grande émergence de la femme dans la vie publique. L’Histoire en témoigne que c’étaient des lectures forcenées de la religion ayant généré des mentalités furieuses qui s’opposaient à toute émancipation de la femme hors du foyer… Cependant, il faudrait attirer l’attention vers un point important. Que ce phénomène n’étant pas l’apanage des Algériens ou de sociétés musulmanes. Toutes les sociétés du monde entier de l’époque ne traitaient pas la femme comme il le faudrait, bien sûr avec des nuances et des particularités pour chaque société et chaque civilisation. Pour certaines sociétés, la femme était considérée comme un animal, un bien ou une marchandise. Les caractéristiques particulièrement dures de la vie d’autrefois incitaient à octroyer ce statut dur et inhumain pour la femme. Même à notre époque où la femme avait presque recouvert son émancipation, elle est toujours, à l’instar de l’homme d’ailleurs, libre et responsable dans un cadre inspiré par les préceptes de la religion… Les Musulmans n’acceptent pas ou jamais une émancipation «libertine» déboussolée sans garde-fous… D’ailleurs, dans les pays où le libertinage aurait atteint des proportions forcenées, l’on commence déjà à stigmatiser ce mode de vie où l’on n’est pas trop loin des frontières du «bestialisme».



