«Et… nous avons créé, à partir de l'eau, toute chose vivante»…. Coran
Dans une région nord africaine, semi-aride où la disponibilité de l’eau est toujours sujette à caution. Cette préoccupante question s’impose de plus en plus, à tous les niveaux de l’administration algérienne, en amont et en aval. C’est devenue une vitale question de vie ou de mort. Les longues sécheresses où les volumes de précipitation connaissaient des perturbations inquiétantes, auraient poussé les pouvoirs publics à ne pas rester les bras croisés. C’était, en adoptant des réactions à la gravité des défis et des dangers en perspectives. C’est ainsi que l’on avait pensé d’abord aux traitements techniques des eaux usées, une sorte de recyclages des eaux usées et les resservir, surtout, dans l’irrigation des surfaces cultivées. Ensuite, il y avait le recours au dessalement de l’eau de mer. Pour répondre aux besoins incessants d’une démographie nationale galopante, l’on avait installé le long des côtes algériennes (environ 1.600 km), une multitude d’usines de dessalement. Ce grand projet national a été l’œuvre du ministère des Ressources en eau et réalisé par les services des eaux publiques au niveau de chaque wilaya et notamment avec une modeste implication de quelques opérateurs privés. L’on peut dire et sans hésiter qu’en dépit de quelques insuffisances que l’on pouvait constater çà et là, le projet national du dessalement de l’eau de mer avait sauvé la situation... Imaginez 46 millions d’habitants sans eau! Cela pourrait être à l’origine d’un grand bouleversement national qui aurait été fatal et dangereusement conséquent pour la stabilité du pays. Cela ne veut guère dire que le problème de la disponibilité de l’eau est réglé à jamais. Bien que les précipitations de cette saison 2025/2026 étaient largement suffisantes ayant recouvert tout le territoire national y compris des arides contrées du Sud algérien, avec des remplissages à cent pour cent des barrages, le défi de l’eau reste toujours debout, devant nous en train de nous taquiner. Les bonnes précipitations largement abondantes de cette année, par rapport aux années passées, plutôt avares, ne vont pas nous autoriser un instant de repos. Un destin géographique nous a désigné dans cette région, très réputée depuis des siècles, comme étant un territoire très instable, sur le plan climatique. Nous souhaitons que les spécialistes en la matière sachent bien transformer les erreurs commises et les insuffisances constatées, en leçons qui vont permettre à trouver les solutions qui s’y imposent et qui s’érigent en défis devant notre marche.



