Liban sous les bombes, l’ONU alerte le monde

Le Liban s’enfonce dans une crise humanitaire majeure alors que les bombardements israéliens se poursuivent dans plusieurs régions du pays. Depuis le début de l’offensive le 2 mars, les frappes ont fait au moins 826 morts et plus de 2.000 blessés, selon les autorités libanaises. Le conflit a également provoqué le déplacement de plus de 831.000 personnes, contraintes de fuir les zones les plus touchées par les combats. Les attaques ont visé différentes localités du sud du Liban, mais aussi la banlieue sud de Beyrouth et plusieurs villes du pays. Des quartiers résidentiels ont été touchés et des infrastructures civiles lourdement endommagées. La situation a également pris une tournure particulièrement inquiétante avec des attaques visant des équipes de secours. Selon le ministère libanais de la Santé, au moins 31 secouristes et personnels médicaux ont été tués dans des frappes israéliennes alors qu’ils intervenaient pour porter assistance aux victimes. Plusieurs ambulances et centres de secours auraient également été touchés, suscitant de vives réactions de la part d’organisations humanitaires qui dénoncent des attaques contre des acteurs censés être protégés par le droit international humanitaire. Face à l’ampleur de la catastrophe, les Nations unies multiplient les appels à l’arrêt immédiat des hostilités. En visite à Beyrouth, le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a lancé un appel pressant à la communauté internationale et aux parties impliquées: «Les Libanais n’ont pas choisi cette guerre. Mon message est simple : arrêtez les combats, arrêtez les bombardements». Le chef de l’ONU a également insisté sur le fait qu’«il n’y a pas de solution militaire, seulement la diplomatie et le dialogue», soulignant la nécessité urgente d’un règlement politique pour éviter une escalade régionale. La crise humanitaire s’aggrave de jour en jour. Des centaines de milliers de déplacés vivent désormais dans des abris improvisés ou des centres d’accueil surpeuplés. Les Nations unies ont lancé un appel d’urgence de plus de 300 millions de dollars pour financer l’aide humanitaire destinée aux populations affectées. Dans le même temps, la diplomatie française tente de relancer une issue politique. Le président Emmanuel Macron a plaidé pour une initiative diplomatique visant à instaurer un cessez-le-feu et à ouvrir des négociations afin d’éviter une escalade régionale. Paris appelle également au respect strict du droit international humanitaire et à la protection des civils. Malgré ces appels, les bombardements continuent et la perspective d’un cessez-le-feu reste incertaine, laissant craindre une aggravation de la situation dans les jours à venir.


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