On peut donc supposer qu’au regard de la conjoncture économique mondiale actuelle et les défis auxquels est confrontée l'Algérie, le président Tebboune veut accélérer l’exploitation de plusieurs projets entre autres miniers stratégiques.
Conjoncture oblige, le président de la république a mis toutes les garanties nécessaires pour assurer la stabilité de l’économie qui repose entre autres sur les revenus de l’exploitation des richesses minières, question d’échapper à la dépense énergétique des hydrocarbures. On peut d’ores et déjà penser que le président algérien a vu juste et voit même loin dans les stratégies d’urgence suivant à l’œil les conséquences sur le plan économique des fluctuations constatées, ces derniers jours, sur le marché énergétique international des cours du baril de pétrole et probablement celui du gaz à la suite du conflit régional au Moyen Orient. Indéniablement les richesses hors hydrocarbures sont considérées par l’Algérie comme un choix économique stratégique et un levier incontournable pour s’éloigner de la dépendance continue vis-à-vis du pétrole et du gaz. Jeudi dernier, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a réuni ses équipes pour faire le point sur l’avancement de plusieurs infrastructures structurantes en cours de réalisation. «Le Président a présidé une réunion consacrée à l’état d’avancement des mégaprojets de la ligne minière Est, de la mine de phosphate et de ses unités, ainsi que du projet d’extraction de zinc et de plomb à Oued Amizour», précise un communiqué de la Présidence. La mise en service de ces projets est imminente. «L’exploitation effective du projet de Oued Amizour» est prévue pour la fin du mois de mars», ajoute la même source. Une autre grande nouvelle pour l’économie nationale. Après la mise en service de Ghar Djebilet en janvier dernier, une nouvelle mine s’apprête à entrer en activité. Le chef de l’État tient ainsi ses engagements, ayant promis que ce mégaprojet serait opérationnel au premier trimestre de l’année en cours. Tout est donc prêt pour l’extraction du zinc et du plomb à Tala Hamza, un site stratégique dont les réserves exploitables sont estimées à 34 millions de tonnes. Ce projet devrait générer des milliers d’emplois, dynamiser la région et rapporter des millions de dollars au pays. À Béjaïa, les préparatifs vont bon train pour ce grand jour printanier qui s’annonce spectaculaire dans la vallée de la Soummam. Le wali a récemment réuni les acteurs du projet pour finaliser les derniers détails et écouter les préoccupations des propriétaires fonciers, qui ont exprimé leur soutien aux initiatives de développement dans la région. Les chantiers avancent également sur la ligne minière Est, reliant le gisement de phosphate de Bled Hadba (Tébessa) au complexe d’Annaba. «Une mise en service pourrait intervenir fin 2026 ou début 2027, si Dieu le veut», avait déclaré le Président au début du mois de février. Depuis, le rythme s’est accéléré. Le ministre des Travaux publics, Abdelkader Djellaoui, multiplie les inspections, prend en compte les doléances des entreprises et dynamise les équipes, même durant le mois de Ramadhan, afin d’éviter toute lenteur. Ce projet, confié à la Sonarem via sa filiale Sommifos, vise une production annuelle de 10,5 millions de tonnes de phosphate pour 2026-2027 et s’inscrit dans une stratégie intégrée de transformation locale. Avec l’une des plus grandes réserves mondiales, l’Algérie s’apprête à entrer dans le «gotha» des producteurs d’engrais, une matière considérée comme un atout géopolitique stratégique. Ces avancées contribuent directement à l’objectif national d’atteindre un PIB de 400 milliards de dollars d’ici fin 2027.
Le président Tebboune a également insisté sur d’autres projets majeurs, notamment ceux reliant le Nord au reste de l’Afrique et ouvrant des voies vers la Méditerranée. La réunion de jeudi a ainsi porté sur la route transsaharienne et la ligne ferroviaire Alger-Tamanrasset. À ce sujet, le ministre Djellaoui a présidé, la veille, une réunion de la haute commission interministérielle pour finaliser les procédures de financement et de réalisation du tronçon Laghouat–Ghardaïa–El Meniaa (495 km), financé par la Banque africaine de développement (BAD). Les discussions ont porté sur la régularisation foncière, la levée des contraintes techniques et l’accélération de la coordination entre les acteurs afin de respecter les délais. La ligne ferroviaire Alger-Tamanrasset, longue de 2 039 km et financée partiellement par un prêt de 747 millions d’euros de la BAD pour le premier tronçon, représente un investissement total de plus de 20 milliards de dollars, impliquant des entreprises chinoises et algériennes. Avec une vitesse prévue de 220 km/h, elle désenclavera le Sud, facilitera l’accès aux ressources minières et renforcera les échanges avec les pays voisins. Les retombées économiques et sociales seront considérables. Une nouvelle révolution est donc en marche. L’Algérie des grandes réalisations est là. Cela grâce à Tebboune, un Président qui fait des rêves une réalité…
Accélération des chantiers stratégiques. Les nouvelles directives présidentielles
- par B. Habib
- Le 07 Mars 2026
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