Avec au moins trois grands secteurs, segments de l’économie et des feuilles de route 2026-2028, l’Algérie accentue la cadence de la dynamique de réalisation de ses grands projets sur un programme du gouvernement, à la faveur de sa dernière réunion, sous la présidence de Sifi Ghrieb, dans le cadre du suivi des mégaprojets: agriculture, énergie et hydraulique. Le gouvernement s’est chargé de suivre et de superviser, à la minute et au moindre détail, la conduite des projets aussi stratégiques et capitaux à la fois. Pour cela, il s’est enquis de l’état d’avancement de la réalisation de plusieurs projets dans les domaines de l’agriculture, de l’énergie et de l’hydraulique. Le Premier ministre, Sifi Ghrieb, a donc présidé une réunion du gouvernement, dédiée à l'examen de plusieurs dossiers notamment ceux à teneur économique. L'Exécutif gouvernemental a ainsi étudié l'avant-projet de loi, modifiant et complétant la loi n° 04-08 du 14 août 2004, relatif aux conditions d'exercice des activités commerciales. Un avant-projet de loi qui, rappelons-le, fait l'objet de la plus grande attention des pouvoirs publics afin de l'adapter aux nouvelles réalités et ce, dans l'esprit d'une réforme qui s'inscrit dans la modernisation du cadre légal, la numérisation des procédures et l'amélioration de l'environnement des affaires. A l’ordre du jour de la réunion du gouvernement, ont figuré d'autres dossiers à caractère prioritaire. Ceux-ci relèvent de la mise en oeuvre des directives du président de la République, relatives à l'élaboration des feuilles de route sectorielles 2026-2028, indique le communiqué du gouvernement qui renvoie donc au plan national dont le propos consiste à moderniser l'économie par la diversification industrielle et l'autosuffisance tous azimuts. Ainsi, généraliser l’outil de la numérisation des prestations et des services dits commerciaux outre l’amélioration du climat de affaires, font partie des préoccupations légitimes du gouvernement, ceci pour la fluidification de l’environnement commercial et celui des affaires. Le gouvernement a examiné les projets de feuilles de route du secteur de l'énergie et des énergies renouvelables (ENR), du commerce extérieur et de la promotion des exportations, de l'économie de la connaissance, des start-up et des micro entreprises. Autant de leviers de l'essor économique national dont la dynamique est, désormais, bien installée. Concernant les ENR, il est utile de citer, ici, l'objectif des 15 GW à l'horizon 2030 et pour lequel l'Algérie a décidé de basculer vers l'industriel afin de jouer dans la cour des grands. Outre les ENR, le photovoltaïque figure en bonne place. En fait, l'Algérie adosse un ambitieux programme ENR grâce à sa grande expertise dans le domaine des hydrocarbures, une expertise dont elle s’est engagée de la faire partager avec ses partenaires en Afrique pour les aider à relancer le secteur énergétique africain. Pour régner sur le toit du continent, s’agissant de l'économie de la connaissance, le cap est d’ores et déjà mis sur 2028. Autant dire, pour diversifier davantage et encore l'économie, via l'innovation, les start-up et la numérisation. L'enjeu du challenge étant surtout de valoriser le capital humain et intégrer la recherche scientifique dans les entreprises et le secteur des micro entreprises pour stimuler la croissance d'un PIB estimé à 400 milliards de dollars à fin 2027. L’échéance 2028 concerne également le commerce et les exportations. Dans le viseur du gouvernement, apparaît aussi un projet d’une franche réduction de la dépendance aux hydrocarbures et une nette diversification de l'économie nationale, avec comme catalyseur, des exportations hors hydrocarbures en hausse. En dépit de la forte teneur économique de cette réunion du gouvernement, les feuilles de route des moudjahidine et ayants droit et des affaires religieuses et des wakfs étaient également à l'étude. En conclusion, et à l'issue de l'examen des différents dossiers, le Département de Sifi Ghrieb a fait savoir que «ces plans qui ont été élaborés, en s'appuyant sur des diagnostics objectifs, des outils opérationnels et une adéquation avec les ressources humaines et financières, visent notamment à structurer le développement national, à diversifier l'économie, à augmenter le PIB et à améliorer la production locale». Enfin, et dans le cadre du suivi des grands projets structurants, le gouvernement s'est enquis de l'état d'avancement de la réalisation de plusieurs projets dans les domaines de l'agriculture, de l'énergie et de l'hydraulique.
Entre développement commercial et souveraineté énergétique. Les priorités de l'Exécutif
- par B.kamel
- Le 06 Mars 2026
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