Examens du BEM et du BAC 2026. Les surveillants sous haut contrôle!

Que signifiera désormais d’être surveillant d’examen? Quelles sont les nouvelles consignes à respecter par un surveillant pendant une épreuve de Baccalauréat ou de BEM ? Et qu’en sera-t-il de la qualité des surveillants? Les services des examens et des concours ont défini clairement les motifs d’exemption pour la surveillance du BEM et du BAC, sous réserve de présentation de documents ou justificatifs nécessaires. D’emblée, il convient de noter qu’un véritable «tour de vis» sera observé pour le choix, le tri et la validation des effectifs des surveillants durant les prochains examens finaux de 2026. Les enseignants retraités, inaptes ou décédés, seront bien évidemment exclus des listes finales des enseignants qui assureront la surveillance de ces deux examens phares de l’année. Mais, il y a une des mesures qui suscite d’ores et déjà un engouement certain et concerne les enseignants du primaire dont l’incorporation dans le dispositif de la surveillance des examens du BEM et du BAC n’est pas à exclure. Le rappel des enseignants du primaire et ainsi pour dire, qualifiés d’une alternative pour éviter les déficits des surveillants. L’objectif de cette mesure inédite est de parer à une éventuelle «crise» en terme de mobilisation des nombres de surveillants nécessaires en temps opportun, c’est-à-dire pendant la durée des épreuves. Les Directions de l’éducation de wilayas devraient pour cela prendre les devants et anticiper leurs listes de surveillants par la sommation aux chefs des établissements scolaires concernés de tirer les listes des enseignants volontaires ou candidats à la surveillance durant le BAC et le BEM pour qu’elles soient contrôlées et vérifiées, avant la mise en place des listes de surveillants finales. Donc théoriquement, tout ou presque devra changer en ce qui concerne notamment le choix définitif et le contrôle des listes finales des enseignants devant assurer la surveillance durant le BEM et le BAC de 2026. Une nouvelle correspondance est en circulation à cet effet depuis le 10 février dernier. Les Directions de l’éducation des wilayas ont densifié la préparation des examens officiels de la session 2026, afin de garantir le bon déroulement des épreuves. Dans ce cadre, elles ont demandé aux chefs d’établissements des trois cycles scolaires de constituer, dès maintenant, les listes des enseignants chargés de la surveillance. Ces listes seront ensuite vérifiées, triées et validées définitivement par les services compétents. Pour éviter toute “crise de surveillance”, les enseignants du primaire seront mobilisés pour les examens du BEM et du Baccalauréat. Ainsi, les enseignantes enceintes sont exemptées de cette tâche, à condition de fournir un dossier médical. Les mêmes correspondances précisent que toutes les catégories d’enseignants, y compris ceux disposant d’un dossier médical, en détachement ou en mission, doivent figurer sur ces listes afin que les services puissent procéder à un contrôle approfondi. Tout sera passé au peigne fin. Les enseignants inaptes, décédés ou retraités, seront exclus de la liste finale. Les chefs d’établissements du moyen et du secondaire sont tenus de transmettre les listes à la fois sur support papier et sur clé USB et uniquement par courrier électronique, au bureau des examens, avant le 24 février, dernier délai. L’objectif est de respecter strictement le calendrier, tout en garantissant un suivi efficace. Les services des examens et concours ont défini clairement les motifs d’exemption pour la surveillance des examens, sous réserve de présentation de documents justificatifs. Sont ainsi concernés: les enseignants hospitalisés, ceux atteints de cancer, les enseignantes enceintes à partir du septième mois le jour de l’examen, celles bénéficiant d’un congé maternité correspondant à la période des épreuves ainsi que les enseignants en détachement ou en mission temporaire. Ces mesures visent à éviter tout litige ou confusion juridique et à assurer une organisation rigoureuse des examens scolaires officiels. Elles permettent également de résoudre rapidement tout problème pouvant survenir pendant la période des épreuves, garantissant ainsi un déroulement ordonné et sécurisé pour tous les participants. Le ministre de l’Éducation nationale, Mohamed Saghir Saadaoui, a mis fin aux rumeurs concernant une éventuelle suppression de l’épreuve d’éducation islamique pour les filières scientifiques au Baccalauréat. Samedi, en présence du ministre de la Communication et dans le cadre d’une journée de formation pour journalistes, M. Saadaoui a réaffirmé que la priorité de son ministère reste la «protection et la préservation de l’identité nationale». Il proposera une cellule au sein du ministère, une structure qui aura pour mission de centraliser les données et de vérifier qu’elles proviennent de sources officielles. Le ministre a également précisé que les sessions conjointes entre les deux ministères permettront d’harmoniser l’usage de termes et expressions «clairs et appropriés», afin d’assurer une communication compréhensible. Il a insisté sur la nécessité d’éviter les généralisations et de traiter ce secteur «sensible» avec rigueur et modération. Dans le cadre des examens nationaux de juin 2026, le ministère de l’Éducation nationale a mené une opération de contrôle des certificats de scolarité des candidats libres. L’objectif était donc de nettoyer les listes de participants et de prévenir toute tentative de fraude ou de fausse déclaration. Cette procédure a concerné principalement les candidats libres au Brevet d’enseignement moyen (BEM) et au Baccalauréat. Chaque dossier a été examiné pour vérifier la cohérence des informations avec les registres officiels. Conformément à l’instruction ministérielle n°318 du 18 décembre 2025, issue de la circulaire du 17 novembre, les directeurs d’établissements et les responsables de l’Office national d’enseignement et de formation à distance (ONEFD) ont donc appliqué le calendrier suivant: Avant le 14 janvier: validation des informations au niveau des établissements. Avant le 19 janvier: finalisation des contrôles par l’ONEFD et les Directions de l’Éducation.


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