Une proposition de loi pour protéger les enfants. Le Smartphone, un danger réel

Passer du temps dans les toilettes est devenu pour beaucoup une habitude mais exagérer en restant des heures en train de tchatcher avec un Smartphone est révélateur de risques de maladies, tiennent à «dé relativiser» des scientifiques américains qui se sont penchés sur ce phénomène. Pourquoi emmener votre Smartphone aux toilettes n’en cache pas moins un calvaire purement médical ? Tout compte fait, souvent un enfant ou un adolescent se voit exposé à une information, une image choquante ou à une vidéo contraignante. Comment agir pour protéger la sensibilité d’un enfant heurtée par des flux réceptifs d’infos à partir d’un Smartphone ? Comment prémunir un mineur contre les dangers multiples du Smartphone interactif ? Une surexposition aux écrans et aux téléphones portables entraîne des maladies nuisibles pour la santé tels, la dépression, les migraines, le stress, la fatigue ou encore les symptômes de l’apparition précoce de la maladie d’Alzheimer. Car on a beau négliger le côté mental et sanitaire d’un enfant ou mineur surexposé au Smartphone et souvent les conséquences sont fâcheuses. Nul doute qu’au regard de la mauvaise utilisation du numérique et des risques notamment sanitaires qui peuvent en découler, une proposition de loi a été déposée à l’Assemblée Populaire Nationale (APN). A l’initiative du député Moussa Kherfi, ce texte est en soi une première en Algérie, en ce sens qu’il vise à consolider davantage et encore la législation existante en Algérie et à instaurer des garde-fous rigoureux pour protéger les enfants de moins de 16 ans de l’impact des écrans. Souvent une navigation sur le net non supervisée, des vues, des vidéos ou encore de Fake news et autre Tik tok nuisant à la perception mentale, peut avoir un impact à vie autrement souhaité chez un enfant sensible. Il est évident que l’objectif principal réside dans la nécessité de développer et de mettre en place des mécanismes législatifs et logistiques afin de protéger cette tranche d’âge des dangers numériques, sanitaires et sociaux inhérents à une navigation non supervisée. Dans son exposé des motifs, l’initiateur du projet souligne que le Smartphone n’est plus un simple outil de communication, mais un univers numérique complexe. Sans contrôle, cet espace expose les enfants à un flux massif d’informations, d’images et d’interactions dont les conséquences pédagogiques et sécuritaires sont alarmantes. Une étude scientifique pointe du doigt un geste banal qui peut se répéter et se transformer au fil du temps en une pathologie douloureuse. Et ce genre de pathologie est parfois la cause d’une paralysie d’un membre, d’un dysfonctionnement de l’œil ou d’un organe du corps. Le texte s’appuie donc sur des constats scientifiques et médicaux inquiétants. L’usage excessif des écrans chez les jeunes est désormais directement lié à des troubles physiques, perturbations du sommeil, baisse de l’acuité visuelle et risques d’obésité. Ou encore des impacts psychologiques tels des retards de développement neuro-psychique, anxiété, dépression et isolement social et des risques d'exposition au cyberharcèlement et aux contenus violents ou inappropriés. Cette initiative s’inscrit dans la lignée de la Convention internationale des droits de l’enfant, qui prône le droit à un environnement numérique sécurisé tout en protégeant les mineurs de tout ce qui peut nuire à leur santé ou à leur croissance. Le dispositif législatif repose sur des mesures phares destinées à responsabiliser tous les acteurs de la chaîne : Interdiction d’usage du smartphone pour les moins de 16 ans, sauf à des fins éducatives sous supervision parentale ou pour des nécessités de santé spécifiques. Interdiction stricte de l’introduction et de l’usage des téléphones au sein des établissements scolaires, sauf autorisation administrative pour des besoins pédagogiques. Interdiction de vendre des appareils directement aux mineurs. Les opérateurs de téléphonie devront vérifier l’identité de l’acheteur et exiger la présence du tuteur légal. Obligation pour les réseaux sociaux de filtrer et de bloquer les contenus inadaptés aux enfants. Les parents sont désignés comme premiers responsables du suivi numérique de leurs enfants et de la mise en place d’outils de protection. Lancement de campagnes de sensibilisation nationales et intégration de « l’éducation numérique » dans les programmes scolaires. Des mesures disciplinaires et réglementaires sont prévues, privilégiant l’aspect éducatif avant la répression. L’ambition de ce texte n’est pas de bannir la technologie, mais de créer un équilibre entre les avantages du progrès technique et la sauvegarde de l’enfance. En impliquant à la fois la famille, l’école et les fournisseurs de services, le projet de loi espère freiner l’addiction numérique et garantir un environnement virtuel sain. Ce projet répond à une inquiétude croissante des familles et de la société civile, affirmant la nécessité d’une intervention législative pour encadrer une pratique devenue, pour beaucoup, hors de contrôle.


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