À l’approche de la rentrée de la formation professionnelle prévue le 15 février prochain, le secteur amorce une nouvelle étape de transformation. Plus de 285 000 nouvelles places pédagogiques seront ouvertes à l’échelle nationale, couvrant l’ensemble des modes de formation, de l’apprentissage à la formation résidentielle, en passant par les cours du soir et les dispositifs dédiés aux femmes au foyer, aux personnes à besoins spécifiques et aux bénéficiaires de l’allocation chômage, selon le ministère de la Formation et de l’Enseignement professionnels. Cette montée en puissance s’inscrit dans une stratégie plus large de refonte du système. «L’adaptation de la formation aux besoins réels du marché de l’emploi et de l’investissement est aujourd’hui une priorité stratégique», a souligné la ministre du secteur, Nacima Arhab, lors de son intervention sur les ondes de la Radio nationale. Au cœur de cette réforme, figure le Référentiel national de formation et de compétences, conçu pour harmoniser les cursus, consacrer l’approche par compétences et faciliter l’insertion professionnelle des diplômés. Le secteur mise désormais sur des spécialités à forte valeur ajoutée, en phase avec les mutations économiques et technologiques. Analyse des données, intelligence artificielle, cybersécurité, maintenance des panneaux photovoltaïques ou encore commerce électronique figurent parmi les nouvelles filières introduites dans plusieurs wilayas. « Nous orientons les jeunes vers les spécialités réellement demandées, afin d’assurer une formation qualitative et créatrice d’emplois durables », a insisté Mme Arhab. Autre axe majeur : le renforcement du lien avec l’entreprise. Dix-huit centres d’excellence, développés en partenariat avec des opérateurs économiques, sont désormais opérationnels dans des domaines techniques et industriels stratégiques. «Ces centres incarnent une nouvelle philosophie de formation, fondée sur la co-construction des programmes avec l’opérateur économique», a expliqué la ministre, soulignant leur rôle dans l’anticipation des besoins du marché. L’apprentissage occupe également une place centrale dans cette nouvelle approche. Qualifié de « mécanisme stratégique » par la ministre, il combine formation théorique et immersion en entreprise, facilitant ainsi l’employabilité des jeunes. Dans le même esprit, 180 centres de développement de l’entrepreneuriat ont été lancés pour accompagner les porteurs de projets. À travers ces réformes, la formation professionnelle ambitionne de devenir un véritable levier de développement économique, en dotant le pays de compétences adaptées aux défis de la diversification et de la transition durable.
Formation professionnelle, un virage pour l’employabilité
- par B. Nadir
- Le 24 Janvier 2026
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