L’ennui et la surcharge qui ont longtemps stressé les élèves en classe, pourraient bien finir et même plus tôt que prévu. En effet, il est arrivé qu’un élève «bourré» de programmes ou de programmes à réviser chez lui, vient, le lendemain complètement déboussolé surtout en période d’approche des examens. Quelles solutions pour rompre cette lassitude, cette désaffection des élèves vis-à-vis de l’apprentissage? Il est logique que les tablettes ouvrent accès aux livres et programmes numérisés, vidéos et quiz interactifs, cependant leur usage pour les jeux et autres activités non prévues en classe, pourraient être interdits. Les tablettes sont un excellent moyen qui chasse le désintéressement. Questions: Comment les tablettes éducatives peuvent être utilisées en classe? Quels avantages procurent-elles aux élèves? Bien que l’objectif de l’usage des tablettes électroniques consiste à lutter contre le «décrochage scolaire» dans une société quasiment plus connectée qu’auparavant au monde extérieur, le ministère de l’Education nationale fixe toutefois des «préalables» à l’utilisation de ce type de manuel électronique pédagogique. C’est une certitude de dire que les tablettes seront désormais obligatoires et non optionnelles dans les écoles. L’Algérie va bientôt dire adieu aux cartables trop lourds. Cela sonne la fin des manuels scolaires en papier. Une novation qui consiste à alléger l’élève en classe et rendre son apprentissage souple et sans encombre par l’usage des tablettes dûment téléchargées par les programmes scolaires annuels. Comment ces tablettes tactiles peuvent-elles améliorer l’assimilation? Le ministère a d’ores et déjà fixé des conditions de mise en œuvre des tablettes électroniques dans les écoles primaires. Raison essentielle qui montre que leur utilisation a donné les fruits escomptés. Leur usage sera désormais généralisé. Le ministre de l’Éducation nationale, Mohamed Seghir Saâdaoui, a en effet annoncé, ce jeudi, à Alger la généralisation des tablettes électroniques dans l’ensemble des écoles primaires du pays d’ici la fin de l’année en cours. Lors d’une séance plénière à l’Assemblée Populaire Nationale (APN), dédiée aux questions orales, présidée par Brahim Boughali, le ministre a précisé que cette mesure intervient en application des directives du président de la République, Abdelmadjid Tebboune. Il a souligné qu’une enveloppe budgétaire conséquente a été mobilisée pour concrétiser ce projet d’envergure nationale. Saâdaoui a tenu à clarifier l’usage de ces outils numériques. Destinés aux élèves des 3ème, 4ème et 5ème années primaires, ces tablettes ont pour vocation exclusive de remplacer les manuels scolaires en papier. L’objectif premier est de réduire le poids du cartable. C’est un défi d’ordre de santé publique pour les jeunes élèves. Le ministre a cependant précisé que ces supports ne seront pas utilisés pour les activités pédagogiques directes telles que la résolution d’exercices. Alors que le taux de couverture actuel en tablettes électroniques ne dépasse pas les 18 %, le Département de M. Saadaoui s’emploie activement à monter le rythme de croisière et atteindre les 100 %. Le ministre a rappelé que cette généralisation nécessite une série de mesures d’accompagnement rigoureuses, notamment la formation des enseignants à l’usage de ces nouveaux outils, l’aménagement des classes, la sécurisation des lieux de stockage au sein des établissements, la maintenance technique et la protection logicielle continue des appareils. Par ailleurs, Mohamed Seghir Saâdaoui a réaffirmé la volonté du secteur de poursuivre le processus de numérisation de toutes les institutions sous tutelle. Cette modernisation vise à optimiser les performances administratives et à assurer une gestion plus efficace des carrières des fonctionnaires grâce à l’utilisation du Numéro d’Identification Professionnel. Enfin, concernant les infrastructures, le ministre a réitéré l’engagement de l’État à poursuivre la construction de nouvelles structures pédagogiques, qualifiant ce chantier de «défi majeur» soutenu par des investissements financiers massifs. En parallèle de cette modernisation technologique, le Gouvernement, réuni ce mercredi sous la présidence du Premier ministre, Sifi Ghrieb, a franchi une étape décisive pour l’école inclusive. Un projet de décret exécutif a été examiné pour fixer les modalités d’ouverture de classes spéciales en milieu scolaire ordinaire. Cette initiative, fruit d’une coordination entre les secteurs de la Solidarité nationale, de l’Éducation et de la Santé, repose sur une «approche intégrée» pour garantir une scolarité digne aux personnes aux besoins spécifiques. L’objectif central de ce nouveau cadre juridique est de consacrer le principe d’égalité des chances et de bannir toute forme de discrimination. Le projet s’articule autour de trois axes majeurs. Le soutien personnalisé qui est un accompagnement pédagogique strictement adapté aux besoins spécifiques de chaque enfant. L'aménagement de la scolarité avec la mise en place de mécanismes concrets pour faciliter le suivi quotidien des cours dans des classes aménagées et des facilitations aux examens notamment avec la mise en place de conditions optimisées pour le passage des concours et examens nationaux, permettant à ces élèves de composer dans un environnement serein, avec des mesures de facilitation dédiées. Ce texte marque une volonté politique de transformer l’école algérienne en un espace réellement accessible où chaque élève, quelles que soient ses capacités physiques ou cognitives, peut poursuivre son parcours académique avec les mêmes chances de réussite.
Enseignement primaire. Les nouveautés de la prochaine rentrée
- par B.kamel
- Le 18 Janvier 2026
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