Le Président de la République, M. Abdelmajid Tebboune, décide d’étendre la surface agricole cultivée. Dans un exposé détaillé sur la campagne Labours-Semailles 2025-2026, le Président a tracé, comme axe sectoriel prioritaire, l’extension de la surface agricole cultivée «à 03 millions d’hectares», dans la perspective de répondre aux besoins exprimés par le secteur de manière à garantir l’autosuffisance alimentaire locale. Nul doute que l’Algérie vit une embellie agricole, marquée par une politique de relance et d’utilisation des technologies innovantes. Le train est dès à présent mis en marche avec les orientations d’élargir la surface agricole afin d’augmenter les volumes de production notamment céréalière. C’est aussi une démarche visant à enterrer les soucis des agriculteurs sur le manque du foncier agricole et, par la même occasion, revoir à la hausse les quantités des superficies agricoles irriguées surtout que le pays traverse des débits pluviométriques plutôt bénéfiques de quoi au fait se réjouir pour l’avenir proche. Le Président Abdelmadjid Tebboune en a ainsi décidé. Avec sa coutumière clairvoyance et sa vision stratégique, le Chef de l’Etat a donc jugé utile d’augmenter les surfaces agricoles cultivées en Algérie. Lors du Conseil des ministres tenu dimanche 11 janvier, il a demandé au ministère de l’Agriculture que les surfaces de céréales soient portées à 03 millions d’hectares contre 02 en moyenne et que les importations de matériel agricole soient facilitées. Dans un objectif de fructifier les apports pluviométriques considérables dont jouit le pays et faire profiter les terres de cette manne de pluies, le secteur se veut pragmatique et passe à la vitesse de croisière. Auparavant, il était question de revoir à la hausse de la surface dédiée au blé à 500.000 hectares. C’est en toute logique et franchement un autre objectif du Président qui se concrétise aujourd’hui. Si la production locale de blé peut être obtenue en augmentant les rendements par hectare, l’augmentation des surfaces constitue cependant une autre alternative. Toutefois, devant les surcoûts de culture et l’attitude de certains agriculteurs d’attendre la pluie pour semer d’où des retards de semis et des surfaces moindres emblavées, la solution a été donc d’étendre la surface agricole cultivée pour éviter de chercher des prétextes. En 2023, alors en plein mois de novembre, le manque de pluies faisait qu’au niveau de certaines Coopératives de céréales et légumes secs (CCLS), les semoirs restaient garés sous les hangars. Les agriculteurs avaient préféré temporiser, en attendant la pluie. Ils craignaient de semer puis que les pluies automnales qui suivent soient insuffisantes au développement des jeunes plantules. Certains n’hésitent pas à qualifier ces averses de «pluies parasites». Face au risque de devoir re-semer, les agriculteurs attendent l’arrivée de pluies plus abondantes. Cette année, l’abondance des pluies est telle que les agriculteurs affluent encore au niveau des CCLS pour se fournir en semences. C’est un véritable bouleversement des comportements des agriculteurs qui s’est opéré de fond en comble, lors des dernières pluies torrentielles, avec l’enjeu de re-semer afin de rattraper les retards et ce retour fracassant des agriculteurs hésitants ou ayant déserté la campagne de labours précédents, en raison des déficits pluviométriques. Le potentiel de rendement des semis de janvier est moindre. Quant aux quintaux récoltés, ils sont bons à prendre. Augmenter la surface emblavée nécessite de trouver une parade aux «pluies parasites». La demande du Président de la République de faciliter l’importation de matériel agricole pourrait permettre aux éleveurs d’acquérir du matériel de semis performant et donc de semer dans de meilleures conditions. De gros investisseurs au sud n’ont pas hésité à importer des semoirs modernes à l’image de la laiterie Soummam qui exploite 2.000 hectares dans la wilaya de Ouargla. Entre la production nationale de l’Etrag à Constantine pour la production de tracteurs et l’activité de montage de certaines entreprises privées, les exploitations agricoles disposent aujourd’hui de plus d’engins. Cependant, les techniques de semis restent traditionnelles. Entre labour, épandage d’engrais, recroisage, semis et roulage, il faut compter jusqu’à 06 passages de tracteurs. Résultat, il faut en moyenne 08 heures de travail pour semer 02 hectares. Lors de précédentes interventions, le président Tebboune a eu l’occasion de suggérer le travail de nuit, en soulignant que «si les tracteurs possèdent des phares, ce n’est pas pour chasser des lièvres». Outre la solution de multiplier les heures de travail lors des périodes de pointe, il existe de nouvelles techniques qui permettent de réduire ces passages de tracteurs à 02 au lieu de 06 et qui sont utilisés dans les environnements semi-arides d’Espagne, d’Australie et des Etats-Unis. Les vitesses de chantier de semis passent alors de 08 hectares par jour au lieu de deux auparavant. Le matériel de récolte Sampo constitue une révolution technique. Cependant le modèle de semoirs, sous licence espagnole Sola, produits à Sidi Bel-Abbès, reste traditionnel et n’a pas bénéficié d’innovations techniques. Il n’intègre pas les dispositifs modernes permettant de semer plus vite, tout en assurant une meilleure levée des semences face au risque d’irrégularité des pluies.
Le Président Tebboune instruit le ministre de l'Agriculture. 03 millions d’hectares pour les céréales
- par B.kamel
- Le 16 Janvier 2026
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