384 millions de dollars pour tout changer, telle est l’enveloppe annoncée par le wali d’Alger, Mohamed Abdenour Rabehi, pour transcender complètement le visage de la capitale Alger par rapport à la réalité du développement local des années antérieures. Une transformation radicale et inédite. Il était grand temps. Pourquoi une telle transformation du paysage de la capitale ? Il faut se rendre à l’évidence qu’Alger connaît un développement important au regard de l’expansion de son tissu urbain et de sa croissance démographique.
En plus, la capitale s’apprête à adopter un nouveau système de découpage administratif. Un projet de décret présidentiel est en préparation et qui vise à agrandir la vocation et la gestion de la première ville d’Algérie pour la rendre adaptée et conforme aux nouveaux besoins de la population et aux exigences des services publics modernes pour rapprocher davantage les citoyens aux administrations et aux responsables locaux. Jugé dépassé, l’actuel découpage qui divise Alger en 13 daïras comprenant pas moins de 57 communes en sus de la circonscription administrative de sidi Abdellah, n’est désormais plus valable, car il faudra surtout se référer au cas de la daïra de Dar El Beida où la situation est devenue difficile, en ce sens que cette ville comprend à elle seule 700.000 habitants soit la taille d’une autre ville comme Constantine ou Oran. Ce qui revient à dire que la réflexion porte actuellement sur la nécessité de redonner à la capitale les moyens de sa politique de gestion. Le ministre de l’intérieur des collectivités locales et des transports, Said Sayoud, l’a annoncé auparavant. La capitale sera dotée d’un nouveau découpage et «le projet est lancé» a-t-il indiqué. En un mot, la situation des grandes villes algériennes est devenue complexe car inadaptée aux découpages actuels comme celui d’Alger vieux depuis 1997. Ce type de ville méritent une réforme de leur découpage. Mais il ne s’agit nullement de réformer pour réformer car cette réforme exige des moyens financiers conséquents. Pour cela, un plan colossal de modernisation est dégagé pour la capitale. Ce plan ambitieux pourrait-il être envisagé dans le futur pour d’autres villes ? Oran est entrée dans la phase de modernisation la veille des JM de 2022 et elle aspire d’ores et déjà à redorer le statut de métropole de la méditerranée tant il est permis de dire que la modernisation des grandes villes algériennes entre dans le cadre d’un projet national d’envergure. Donc, en toute logique ce plan devrait commencer par la capitale au regard de ses performances, sa position géopolitique, son étendue, l’importance de ses réseaux (terrestre, aérien et maritime) et surtout et bel et bien sa population sans cesse galopante. Tout compte fait, selon le ministre-wali d’Alger, Abdenour Rabhi, les années 2024 et 2025 ont été marquées par un «transformant développement» qui illustre l’engagement de la wilaya à concrétiser les directives présidentielles. Cette dynamique se traduit par une série de projets structurants visant à positionner la capitale parmi les grandes métropoles modernes. Pour l’année 2026, la wilaya d’Alger prépare un budget initial estimé à plus de 50 milliards de DA. Ce plan ambitieux, fruit d’une «coordination minutieuse et d’une consultation approfondie» entre les différentes instances de la wilaya et son conseil exécutif, vise à garantir la qualité et la continuité des services publics tout en améliorant le quotidien des habitants. Le programme de développement 2026 se concentre sur plusieurs axes prioritaires pour renforcer le cadre de vie à Alger: Amélioration environ-nementale avec des mesures pour assainir et embellir la ville; Réhabilitation et entretien des voies de circulation; Approvisionnement en eau potable et assainissement notamment la sécurisation et modernisation des réseaux; Revalorisation des établissements scolaires et renforcement des services hospitaliers et Modernisation des services publics pour assurer une meilleure efficacité et accessibilité pour tous les citoyens. Ces initiatives s’inscrivent dans une vision stratégique globale pour «élever la capitale au rang des grandes villes». En cohérence avec le plan de développement urbain et économique de la wilaya.
L’ensemble de ces projets reflète l’orientation de la wilaya d’Alger vers une croissance maîtrisée et durable. Selon Rabhi, «nous voulons garantir la qualité et la continuité des services publics au profit des citoyens tout en améliorant leur cadre de vie quotidien». Ce plan illustre également la volonté des autorités locales de créer un environnement urbain moderne et fonctionnel, capable de répondre aux besoins actuels et futurs de la population. Avec ce budget de 50 milliards de DA, la capitale amorce un tournant décisif, consolidant ses infrastructures, optimisant ses services et affirmant sa place dans le classement des métropoles les plus développées de la région.
50 milliards de DA mobilisés pour l'année 2026. Un plan pour moderniser la capitale
- par B.kamel
- Le 09 Février 2026
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