La question des OQTF et la détérioration des relations avec la France. «Nous avons des accords qui régissent cela»

Le président Tebboune vient de couper l'herbe sous les pieds de l'extrême droite et ce ministère qu'il a refusé de nommer, par reconnaître que nos concitoyens algériens établis en France d'une manière légale ne peuvent faire l'objet de marchandage. Le recours à la justice reste, selon ses propos, l'ultime salut pour trancher cette exigence. Dans ses réponses, le président Tebboune a tenu à clarifier certaines donnes tout en restant serein et catégorique par rapport au volet qui fâche et qui est la situation des OQTF, qui sont les binationaux établis d'une manière légale en France et qui subissent depuis peu, à cause de la détérioration des relations, des tirs croisés et des pressions exercées par la droite française qui accorde un délai de 30 jours pour "un étranger" de quitter la France. En effet, le président Tebboune a réitéré sa ferme position par rapport à ce dossier, sans toutefois verser dans la critique par lever les obstacles et entraves, et mettre un bémol aux rumeurs et critiques en France concernant les binationaux frappés par le sceau de quitter obligatoirement la France. Il reste intransigeant par rapport au respect de nos concitoyens. Le Chef de l'Etat affirme que «Celui qui veut humilier ou ridiculiser l’Algérie n’est pas encore né». Pour rappel, l'Algérie avait refusé de recevoir les OQTF sous la gestion de Retailleau. Cette question a non seulement alimenté les tensions entre Paris et Alger mais surtout a créé un climat de confusion ayant provoqué le limogeage du ministre de l'intérieur qui s'en servait comme une feuille de route pour sa politique des affaires internes de la France. Le président Tebboune reste convaincu que «les OQTF, nous les avons refusées à un ministre parce qu’il se permettait de prendre des Algériens, que j’ai juré de protéger, de les mettre dans un avion et de les renvoyer en Algérie (...). Ces ressortissants qui vivent en France «depuis 10 à 15 ans», ont des droits qui doivent être respectés. Si la justice ordonne leur expulsion, il y a un recours. «Nous avons des accords qui régissent cela. L’Algérie doit être informée, le consul doit rendre visite à la personne frappée d’une OQTF. Si tout est en règle, il signe le laissez-passer». Sur le plan diplomatique, Abdelmadjid Tebboune a lancé: «on s’entend bien avec les grandes puissances», notamment l’Italie, la Chine, la Russie et les Etats-Unis, rappelant que la souveraineté est non négociable et que l’Algérie ne se fera jamais dicter ses positions. Par contre, le président de la République et concernant les citoyens établis à l'étranger et ayant commis des erreurs par le passé, «ils doivent éviter de s'enfoncer en commettant d'autres erreurs car ils ne pourront pas vivre à l'étranger si les services de renseignement du pays d'accueil ne sont pas satisfaits d'eux», rétorque-t-il. Les dernières mesures visant à faciliter le retour au pays d’Algériens établis à l’étranger poursuivis par la justice algérienne ont également été abordées. Sur cette question, le président Tebboune a tracé le cadre de ces mesures exceptionnelles. Selon ses propos, «tous les Algériens établis à l’étranger sont concernés par les mesures de retour. Nul ne peut vivre paisiblement à l’étranger s’il n’est pas à la solde des services secrets et les mafias de ces pays. Ceux qui ont été embrigadés par les services secrets étrangers ne sont pas les bienvenus. Il renchérit à ce propos que certains ont pu entrer en Algérie et ce malgré des «vidéos malveillantes» mais ils n’étaient pas à la solde de services étrangers. Il conclut son éclairage après le plaidoyer envers nos concitoyens établis en France légalement et qui sont les OQTF, par rapport à son dernier appel, que certains Algériens à l'étranger peuvent être manipulés en raison de leurs erreurs mais être correspondant de l’entité, d’un pays ennemi et être payé, c’est une trahison».


ads