FLN. Qu'est-ce qui fait courir Benmbarek?

Pourquoi l'actuel SG du FLN n'a pas encore réuni les membres du Comité central et le renouvellement des structures de base? Les anciens cadres du plus vieux parti sortent de leur mutisme pour dénoncer le laxisme et le marasme dont lequel évolue cette formation politique. En effet, nos interlocuteurs que nous avons joints hier, restent dans l'expectative. Ils ont requis l'anonymat mais s'insurgent contre le retard mis dans le renouvellement des instances de base et l'installation des  Mouhafadhates à travers plusieurs wilayas du pays. Ce retard s'est répercuté d'une manière désastreuse sur la crédibilité du parti. Pour nos interlocuteurs, ce retard dure depuis déjà deux années consécutives, soit depuis la nomination de Abdelkrim Benmbarek pour guider les destinées de cette formation politique.
A titre d'exemple, ils nous citent le cas d'Alger et celui de la wilaya de Tizi Ouzou dont l'absence de l'installation des Mouhafadhates peinent à être exécutée, soit au total, 1.600 villages à Tizi Ouzou restent dépourvus de cette structure. Les membres de la Mouhafadha d'Oran ont été installés et celui de Annaba a été installé au mois de septembre dernier après un vent de contestation des militants. Cette accumulation ou ce retard influe sur l'ancrage politique du Front qui risque de voir ses militants partir en rangs dispersés, en dépit de sa "composante culturelle" au sein de la société algérienne et une force homogène non négligeable sur l'échiquier politique. En effet et selon ces anciens cadres, le FLN a connu, depuis 2012, la nomination de 08 SG pour le présider. Les contestataires s'appuient sur les défis et sur les enjeux. «L'actuel SG est contesté de par ses prises de positions frileuses et tardives à la fois mais surtout son mutisme devant des dossiers cruciaux qui meublent l'actualité et sont d'une extrême importance», tels la corruption, la bureaucratie, le commerce extérieur, la problématique économique, le chômage, entre autres des sujets qui bouleversent la bonne évolution de la société algérienne et qui se dressent tel un rempart à toute velléité de développement socioéconomique et financier, nous précisent-ils. Ils s'interrogent sur le choix de certains "personnages controversés" pour gérer des structures d'envergure tel le Croissant Rouge ou la société civile? Conscient des enjeux à l'approche de chaque échéance électorale, "la période actuelle exige un discours sincère, une pratique responsable et une organisation rigoureuse", a affirmé Benmbarek, devant ses militants. Le SG du doyen des partis multiple les rencontres avec sa base, à travers les différentes régions du pays et sa dernière halte était la wilaya de Blida. En effet, Benmbarek qui est au four et au moulin, a présidé une rencontre avec les cadres et les militants du parti à Blida, au cours de laquelle il a souligné l'importance de la période actuelle qui exige un discours "sincère" et une pratique "responsable". Le citoyen algérien reste vigilant et conscient de ce qui se trame d'où la vigilance, a affirmé le premier responsable du FLN, lors de son périple à travers plusieurs coins du pays. Un périple qui faut le préciser, n'est pas fortuit mais coïncide avec des événements politiques d'extrême importance pour ses militants. Abdelkrim Benmbarek, à l'instar des autres formations politiques, multiple les sorties pour s'enquérir de visu de la température de sa base après une certaine accalmie mais plutôt déliquescence de la chose politique née des avantages accordés à certains militants au détriment d'autres, selon les propos de certains. Néanmoins, le SG s'appuie sur le fait que "le maintien de sa position nationale exigeait de lui de prouver sa capacité à contribuer efficacement à la résolution des problèmes de la société et à faire avancer le développement par l'intermédiaire des élus locaux". Il reste conscient que "le plus grand défi auquel le travail politique est confronté aujourd'hui, est de regagner la confiance des citoyens". "La mobilisation nationale à laquelle appelle le parti, ne se limite pas seulement aux rendez-vous électoraux, mais repose sur la prise de conscience de la nécessité de rendre chaque militant actif dans son environnement".


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