A vrai dire, quand les Américains veulent commettre un forfait sur le plan international, ils s’en foutent éperdument de l’ONU et de ses lois. Ce n’est pas la première fois que Washington piétine, devant tout le monde, le droit international. Depuis la fin de la seconde guerre mondiale et la mise en marche d’un ordre mondial, les Américains commençaient à jouer le rôle de «gendarme du monde». Non seulement, en vue de protéger son existence face aux menaces communistes de l’époque, farouchement, anticapitalistes de l’ex-URSS et ses alliés du camp socialiste, mais également se servir de l’ONU en donnant, au droit international, des interprétations qui ne s’opposent jamais à la volonté américaine et à celle de ses alliés occidentaux, réunis officiellement dans l’OTAN. Depuis la fin de la guerre, les vainqueurs se sont mis à traquer tous les nazis, impliqués dans l’hécatombe subie par des citoyens occidentaux et les destructions infrastructurelles massives commises par Hitler et les forces nazies. Par la même occasion, personne n’avait songé à exiger la mise en place d’une instance judiciaire en vue de juger ceux qui avaient lancé deux bombes atomiques sur des citoyens japonais innocents, en août 1945. Et, c’est justement là que le grand mal que nous vivons, ces jours-ci, avait pris racine. Si le président Maduro était un dictateur ou ayant manqué à ses devoirs de chef d’Etat, c’est au peuple vénézuélien, seul de le juger ou de le renverser… Tout le monde savait que par cet acte de piraterie, brutalement illégal, les Américains visaient surtout à s’accaparer d’une grande réserve pétrolifère, peut-être la plus grande au monde. Le président vénézuélien s’était, rappelle-t-on, opposé aux intentions américaines. Donc, ce sont des accusations infondées de trafic de drogue de servir d’alibi ou de casus belli. Une tragi-comédie, à peu près similaire qui nous rappelle les accusations injustifiées d’une hypothétique possession d’armes de destruction massive, endossées à l’Irak et au président Saddam. Ce qui nous inquiète, surtout dans cet épisode tragique, ce sont les réactions intrigantes des trois puissances les plus imposantes sur l’échiquier politique international… face à ce qui se passe, à savoir: la Chine, la Russie et l’Union européenne… Leurs réactions se limitaient, en effet, qu’aux traditionnelles dénonciations et aux habituelles condamnations. Même le gendarme quand il abuse des lois, des règlements et de sa position de gendarme, il est vite réprimandé. Pour rappel, L’ONU a été créée par les Américains, sur le sol américain. Son gros budget est financé aux trois/quart par les Américains…



