«Qui sème les grains, récolte les fruits». Cet adage incarne et cadre parfaitement et ostensiblement les efforts constants et soutenus de la diplomatie algérienne, depuis sa première existence avant l’indépendance. Une consécration à la valeur et la réputation de l’Algérie du légendaire l’Emir AEK. Si avant la libération du pays des jougs de la colonisation, le credo de la diplomatie algérienne était axé sur la décolonisation et l’indépendance, son cheval de bataille durant les années post indépendance. Il s’est articulé sur trois maîtres mots: la souveraineté, le multilatéralisme et la défense des droits et des causes justes. C’est également un service diplomatique permanent en faveur des peuples opprimés ou sans défense. Une politique extérieure qui a visiblement donné ses fruits. En perpétuel héritage de générations vers de nouvelles générations, la diplomatie algérienne a continué à briller. En effet, une année 2025 particulièrement phare et faste pour la diplomatie algérienne de l’avis de spécialistes de la question des relations extérieures et régionales stratégiques. Incontestablement, la diplomatie algérienne a marqué la scène internationale en 2025. Elle a, non seulement retrouvé son lustre, mais elle a également été tonitruante et retentissante durant l'année passée, scintillant de mille feux par ses «éclats», ses actions et sa omniprésence régionale et internationale singulièrement forte et efficace.
Une diplomatie qui a toutefois demeuré attachée aux principes de bon voisinage, à la non ingérence dans les affaires intérieures des pays et au respect du droit international et des droits des peuples opprimés à la tête desquels les peuples palestinien et sahraoui, ce qui lui a valu la reconnaissance du monde entier et de l’Organisation des Nations Unies. L’Algérie a prôné une diplomatie dynamique et proactive pour la mettre en service des causes justes et nobles que ce soit en Afrique qu’au Moyen Orient, en proie de tensions et de conflits dont la guerre d’Israël contre Ghaza, déclenchée le 07 octobre 2023. Ces sacrifices et dévouements consentis par l’Algérie sur les acènes régionale et internationale ne datent pas d’aujourd’hui. Sous la conduite éclairée du Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, l'Algérie a accordé une grande importance à ses relations avec ses voisins, à travers une diplomatie basée sur les principes de bon voisinage et de respect mutuel, partant de la conviction que sa sécurité est intrinsèquement liée à la stabilité de son espace régional. L'Algérie a, durant l'année 2025, œuvré à consolider la coopération sécuritaire et économique et à intensifier les consultations politiques pour relever les défis communs, dans un esprit de confiance et de partenariat équilibré, sans interférer dans les affaires intérieures des pays, tout en veillant à jouer le rôle de médiateur dans la résolution des conflits régionaux. La diplomatie algérienne qui a retrouvé son aura, a également incarné son attachement aux principes de la légitimité internationale durant le mandat de l'Algérie au Conseil de sécurité (2024/2025) en tant que membre non permanent, à travers une position équilibrée et efficace fondée sur le respect de la Charte des Nations unies. Partant de ce principe, l'Algérie a continué de soutenir les causes arabes à la tête desquelles figure la cause palestinienne, se faisant un de ses fervents défenseurs dans les foras régionaux et internationaux, réitérant sa position inébranlable : la Palestine n'est pas une question de solidarité éphémère, mais une question de décolonisation qui nécessite une position internationale ferme pour mettre fin à l'occupation sioniste et permettre au peuple palestinien d'établir son Etat indépendant avec El Qods pour capitale. Durant son mandat au sein du Conseil de sécurité, l'Algérie a fortement défendu les positions de principe appelant à cesser l'agression sioniste à Ghaza et à intensifier la coordination diplomatique pour unifier les rangs, considérant que le soutien à la Palestine est une des bases de sa politique étrangère et une partie de son engagement historique à lutter contre l'injustice où qu'elle soit et d'où qu'elle vienne. C'est dans cet esprit que le Président de la République a affirmé, lors de sa rencontre périodique avec les médias nationaux en septembre dernier, que le combat de l'Algérie en faveur de la Palestine a été de tout temps pour l'établissement de l'Etat palestinien avec ses frontières de 1967 et El Qods pour capitale. En défendant les causes arabes, l'Algérie a présenté des plaidoiries soutenues au sein du Conseil de sécurité. Maniant un discours équilibré et responsable, elle a pu porter les voix des pays arabes au sein du Conseil et marquer leur présence dans l'agenda de l'organe onusien. Toujours dans le cadre de son soutien aux causes des peuples sous occupation, la diplomatie algérienne a poursuivi ses efforts, en 2025, sous l'égide des Nations unies, en vue de trouver une solution politique juste, durable et définitive au conflit au Sahara occidental. De plus, l'Algérie poursuit son plaidoyer en faveur des questions sécuritaires majeures du continent africain et des mécanismes adéquats et efficaces pour faire face aux menaces pesant sur ses peuples, à travers la promotion du principe des "solutions africaines aux problèmes africains". S'agissant de la crise en Libye, l'Algérie a abrité, en novembre dernier, une rencontre du Mécanisme tripartite (Algérie-Egypte-Tunisie) en vue de trouver une solution politique à la crise dans ce pays voisin, avec la participation de toutes les parties libyennes. L'Algérie n'"a jamais manqué à ses devoirs" envers le continent africain, avait indiqué le ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l'étranger et des Affaires africaines, M. Ahmed Attaf, lors d'une récente présentation du bilan de la diplomatie algérienne. Ces efforts ont valu à l'Algérie la confiance renouvelée de nombreux Etats africains qui l'ont élue à la tête de plusieurs instances de l'Union africaine (UA), notamment l'élection en mars 2025 de Mme Selma Malika Haddadi en tant que vice-présidente de la Commission de l'UA, et l'élection, quelques mois plus tard, de la juge algérienne Chafika Bensaoula comme vice-présidente de la Cour africaine des Droits de l'Homme et des peuples.
Diplomatie algérienne en 2025. Une présence forte et efficace
- par B. Habib
- Le 03 Janvier 2026
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