Forum diplomatique de solidarité. La cause sahraouie au coeur des préoccupations

Les participants au avec le peuple sahraoui, ont exhorté l'ONU à assumer pleinement ses responsabilités dans le processus de décolonisation du Sahara occidental. Ceci intervient après que le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, ait présenté son rapport annuel à l’Assemblée générale couvrant la période du 1er juillet 2024 au 30 juin 2025, conformément à la résolution 79/98. Ce document dresse un panorama des principaux développements internationaux, mettant particulièrement en avant l’évolution du différend régional autour du Sahara occidental occupé. Dans le communiqué final sanctionnant les travaux de la 7ème édition du forum, qui regroupe 21 pays africains et qui nous a été distribué lors de ce point de presse au siège de l'Ambassade d'Afrique du sud à Alger, les participants à ce rendez-vous, ont salué énergiquement le contenu du rapport que présentera le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, lors de la 80ème session de l’Assemblée générale, le considérant comme une référence essentielle dans le processus de décolonisation du Sahara occidental. Les participants à cette rencontre ont réaffirmé la continuation et partant la poursuite du processus de solidarité avec le peuple sahraoui en tant que territoire non autonome devant être décolonisé puisqu'il reste la dernière colonie du continent africain qui lutte pour son autodétermination. Le communiqué final s’est également félicité de la «fermeté de la position de l’Union africaine, qui redouble d’efforts pour garantir l’exercice par le peuple sahraoui de son droit à l’autodétermination», rappelant que ce droit est inscrit dans l’article 20 de la Charte, qui appelle à la mise en œuvre de mesures concrètes pour le garantir, notamment à travers le soutien aux peuples opprimés dans leur lutte pour la liberté, à l’instar du peuple sahraoui. Le forum s’est dit satisfait de la participation d’une délégation de haut niveau de la République sahraouie à la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD), tenue du 20 au 22 août à Yokohama (Japon), et ce malgré les multiples tentatives du Makhzen de capoter ce rendez-vous. Il a salué les mesures de protection renforcées et l’accueil réservé par les autorités japonaises à la délégation sahraouie. Par ailleurs, l’ambassadeur de la République Arabe sahraouie en Algérie Khatri Addouh, a tenu à faire une évaluation de ce qu'il a qualifié de victoires diplomatiques de son pays sur plusieurs plans pour faire entendre la voix et la cause sahraouie aux niveaux africain et international, mettant en avant l’importance du mémorandum d’entente conclu entre la SADC et son pays la RASD. Le diplomate sahraoui a réitéré la ferme position de son pays au strict respect des orientations de l'ONU dans le cadre d'un référendum pour son autodétermination. Il a également exhorté à une participation de la République sahraouie à la 9ème édition du Sommet TICAD, ce qui confirme, que la RASD «est une réalité, non seulement au niveau africain, mais aussi sur le plan international». Évoquant le dernier rapport du secrétaire général de l’ONU, qui a exprimé sa conviction quant à la possibilité d’aboutir à «une solution politique juste et durable garantissant au peuple du Sahara occidental son droit à l’autodétermination», Khatri Addouh a insisté sur le fait que la cause sahraouie bénéficie désormais d’une attention accrue de la communauté internationale, «ce qui oblige le régime marocain à se soumettre à la légalité internationale».


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