Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique révèle. Les Cités «U» sous haute surveillance

La question épineuse, relative à la gestion et au fonctionnement des cités universitaires, a engendré, il y a quelque semaines, des débats houleux et controversés dans certaines wilayas du pays comme Oran, lors des travaux de sessions ordinaires des Assemblées populaires de wilaya (APW), au point d’obliger les walis concernés à débloquer des enveloppes financières importantes pour leur réhabilitation et leur mise à niveau à l’approche de la rentrée universitaire. Les aspects entourant la gestion concerne surtout la sécurité, l’hygiène, l’entretien et la maintenance. A l’échelle nationale, ce dossier n’a pas pour autant laissé insensibles les pouvoirs publics de tutelle, relevant du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique qui s’est saisi du dossier et en a fait sa priorité de l’heure. Les mesures n’ont pas tardé. Le réseau des cités «U» a pris de l’extension et de l’ampleur ces dernières années, à la faveur de la croissance de la population estudiantine et l’expansion d’une part de leurs besoins sur les plans d’hébergement, de la nourriture et de la sécurité et d’autre part aux nouvelles exigences économiques qui associent aux universités du pays, l’impératif national de contribuer au développement du pays. L’une des mesures phares du ministère de l’Enseignement supérieur a trait à l’amélioration de la sécurité des résidences universitaires. Voilà une bonne nouvelle: les cités universitaires seront désormais à la loupe dès la prochaine rentrée. La sécurité de ces résidences est un aspect fondamental afin de prémunir les étudiants de l’environnement extérieur. Les mesures habituelles comprennent entre autres le contrôle strict de l’accès aux résidences, la vidéo surveillance, les restrictions et visites d’étrangers sauf le cas des familles autorisées et le respect des horaires de fermeture, au-delà du temps réglementé par le règlement intérieur. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Beddari, a en effet dévoilé les mesures prises pour renforcer la sécurité au sein des résidences universitaires, notamment l’adoption d’un système de vidéosurveillance. En réponse à une question parlementaire, Kamel Beddari a indiqué que le réseau des services universitaires d’hébergement comprend 423 résidences universitaires en service pour l’année universitaire 2024-2025. Ces résidences accueillent environ 455.632 étudiants et étudiantes.

La répartition géographique de ces résidences est la suivante: 168 résidences universitaires sont situées en milieu urbain, 175 dans un pôle universitaire, 59 en périphérie des villes et 21 dans des zones isolées. Le ministre a souligné que depuis plusieurs années, les services du ministère ont généralisé l’utilisation de caméras de surveillance à l’intérieur des résidences universitaires. Leur nombre atteint 9.732 caméras réparties dans 371 résidences, sur un total de 423. Les résidences restantes, pour la plupart récemment réceptionnées, sont en cours d’équipement afin d’assurer une couverture de sécurité optimale. Le ministre a expliqué que le contrôle aux entrées des résidences universitaires est effectué par des méthodes techniques et modernes, grâce à l’installation d’un système numérique renforcé par des scanners faciaux, des lecteurs d’empreintes digitales et des caméras pour détecter l’identité et permettre l’accès des personnes aux résidences.
Actuellement, 360 résidences utilisent des scanners faciaux, 51 résidences s’appuient sur des cartes magnétiques et 04 résidences adoptent un système d’empreintes digitales. Huit autres résidences sont en attente d’une modernisation progressive de leurs systèmes. Les Directions des services universitaires ont programmé des sessions de formation pour les agents de sécurité dont le nombre s’élève à 7.471 agents de sécurité et de gardiennage répartis dans les différentes résidences universitaires à travers le pays. De plus, 67 résidences universitaires collaborent avec des entreprises de sécurité privées. Le ministre a indiqué que la formation de ces agents est dispensée annuellement dans le cadre du plan de formation annuel, en plus de certaines formations réalisées en coopération avec les services de la Protection civile, de la Sûreté nationale et du Croissant-Rouge algérien. Le ministre a insisté sur la mise à jour annuelle des plans de sécurité interne et des plans d’intervention ainsi que sur la levée des réserves enregistrées. Une coordination est également établie avec les services de sécurité pour signaler immédiatement tout phénomène ou comportement suspect. Des commissions du ministère, sous la supervision du responsable de la sécurité, sont chargées d’évaluer la situation sécuritaire des différentes résidences universitaires à travers toutes les wilayas.


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