L’Algérie mise sur le gaz !

L’industrie gazière algérienne connaît un début d’année 2025 prometteur, marqué par une hausse de la production nationale. Selon la Joint Organizations Data Initiative et l’Energy Research Unit de Washington, la production a atteint 9,75 milliards de mètres cubes en janvier, soit son plus haut niveau depuis mars 2023. Ce rebond survient après une année 2024 marquée par un recul de la production. Les exportations de gaz présentent toutefois une dynamique contrastée. D’un côté, les exportations par gazoduc ont progressé de 24 %, passant de 2,47 milliards de mètres cubes en janvier 2024 à 3,07 milliards en janvier 2025, illustrant le renforcement des liens commerciaux avec l’Europe. De l’autre, les exportations de gaz naturel liquéfié (GNL) ont chuté de 64 %, atteignant seulement 509 millions de mètres cubes en janvier 2025 contre 1,4 milliard un an plus tôt. Malgré cette baisse, la Turquie reste le premier importateur de GNL algérien (0,35 million de tonnes), suivie par la France (0,30 million de tonnes) et l’Italie (0,03 million de tonnes). Le président de la République a réaffirmé l’ambition de l’Algérie de doubler sa production de gaz naturel d’ici cinq ans, consolidant ainsi son rôle de fournisseur fiable, notamment pour l’Europe. Il a souligné l’importance stratégique du Gazoduc Transsaharien et du projet South2 Corridor, qui reliera l’Algérie à l’Italie et à l’Allemagne pour l’exportation de l’hydrogène et de l’électricité conventionnelle et non conventionnelle. L'Algérie confirme son rôle clé dans l'approvisionnement en gaz naturel de l'Union européenne. En février 2025, le pays s'est maintenu à la deuxième place des plus grands exportateurs de gaz par gazoducs vers l'Europe, juste derrière la Norvège. Au demeurant, d’après Eurostat, les importations énergétiques de l’Union européenne ont connu une baisse en valeur (-16,2 %) et en volume (-7,1 %) en 2024. Les importations d’huiles de pétrole ont reculé de 4,7 % en valeur et 2,4 % en volume, tandis que le gaz liquéfié a enregistré une chute plus marquée de 39,1 % en valeur et 15,1 % en volume. Le gaz naturel à l’état gazeux a également diminué de 30,2 % en valeur et 4,4 % en volume. Pour le gaz naturel liquéfié (GNL), les États-Unis dominaient avec 45,3 % des importations, tandis que la Russie (17,5 %) et l’Algérie (10,7 %) occupaient les deuxième et troisième places. Concernant le gaz naturel à l’état gazeux, la Norvège restait le principal fournisseur (45,6 %), suivie de l’Algérie (19,3 %) et de la Russie (16,6 %).


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