Les prix du pétrole ont chuté mardi, le Brent atteignant 71,08 dollars et le WTI 68,01 dollars. Cette baisse s'explique par plusieurs facteurs : la suspension de l'aide militaire américaine à l'Ukraine, perçue comme un possible allègement des sanctions contre la Russie, ce qui pourrait augmenter l'offre de pétrole. De plus, l'OPEP+ a décidé d'augmenter sa production de 138.000 barils/jour, accentuant la pression sur les prix. Enfin, les nouveaux droits de douane américains sur le Canada, le Mexique et la Chine alimentent les craintes d'un ralentissement économique, pesant sur la demande de pétrole. L’OPEP a confirmé, ce lundi, le maintien de son plan de retour progressif et flexible des ajustements volontaires de 2,2 millions de barils par jour dès le 1er avril. Toutefois, l’Organisation a précisé que cette augmentation pourrait être suspendue ou une réduction de la production envisagée, en fonction des conditions du marché. Elle a également annoncé son intention de compenser la production excédentaire accumulée depuis janvier 2024. Cette déclaration intervient alors que le marché pétrolier reste volatil, influencé par les décisions géopolitiques et économiques mondiales. En effet, huit pays de l’alliance OPEP+, dont l’Algérie, ont décidé lundi d’un retour progressif des réductions volontaires de production pétrolière à partir du 1er avril. Cette décision, prise lors d’une réunion ministérielle en visioconférence, concerne également l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, l’Irak, le Kazakhstan, le Koweït, Oman et la Russie. Le ministre algérien de l’Énergie, Mohamed Arkab, a souligné que cette initiative vise à garantir la stabilité du marché pétrolier international, illustrant l’engagement des membres du cartel à adopter une approche équilibrée face aux fluctuations du marché. «Cette décision s’inscrit dans le cadre des efforts continus de l’OPEP+ pour assurer un équilibre durable du marché et préserver les intérêts des producteurs et des consommateurs», a souligné Arkab, cité dans le communiqué. Cette décision fait suite à un examen approfondi de la situation actuelle du marché pétrolier et de ses perspectives d’évolution dans les mois à venir, selon le communiqué du ministère. Cette décision de l’OPEP+ s’inscrit dans un contexte de demande pétrolière en baisse, alors que plusieurs grandes économies subissent un ralentissement de la croissance, une inflation élevée et une diminution de la confiance des consommateurs. Face à ces défis, les producteurs adaptent leur stratégie afin de préserver la stabilité du marché.