Conscient d’avoir encadré un véritable petit miracle, le LOSC a retracé, dans une vidéo pour l’Histoire, les huit mois qui ont permis à son milieu de terrain Nabil Bentaleb de passer d’un arrêt cardiaque à la pratique du football de haut niveau. Et c’est le milieu de terrain algérien qui évoque, étape après étape, ce véritable parcours du combattant dans une vidéo partagée tout récemment par le club nordiste sur son site officiel. «Honnêtement, ça me rendait triste de devoir arrêter le foot mais de ne pas l’arrêter de la manière avec laquelle je voulais. Après, il y a des choses qu’on ne contrôle pas.
La seule chose que je pouvais faire c’est d’espérer et de me donner les moyens de me redonner une chance. C’est ce que j’ai réussi à faire bien sûr avec l’aide de tout le monde, le club, le staff, ma famille et les gens qui sont en dehors du club également. On a réussi un travail formidable pour pouvoir revenir en position assez favorable pour pouvoir reprendre l’entrainement. Je n’avais pas l’habitude d’être aussi loin des terrains autant de temps. Ça fait 7 mois que c’est arrivé. Aujourd’hui, je suis frais !», soulignait, d’emblée, le premier concerné, avant de revenir en détails sur ce qu’il a vécu. «Après mon accident, j’ai eu une période de convalescence où pendant un bon mois je ne pouvais pas faire grand-chose. Pendant deux semaines, même me lever était un peu compliqué. On ne pense pas trop au foot déjà. Il y a des choses qui passent bien avant le foot comme la santé physique et la santé mentale. Quand on a la chance d’avoir une famille autour de nous qui tient à nous, qui nous supporte avec ou sans le football, je pense que le plus important était de rassurer un peu tout le monde, même se rassurer un peu soi-même» indiquera Bentaleb. Et d’enchainer: «Après avoir repris les entrainements, je me sentais bien, je commençais à retrouver mes sensations et à appliquer le protocole que le cardiologue m’avait donné à la lettre. Ensuite, c’est allé crescendo, étape par étape, j’avais toujours quelque chose en ligne de mire. J’ai eu une pause d’environ un mois et demi et pour me remettre les idées en place et bien réfléchir à ce que je voulais faire par la suite, j’ai été chanceux d’avoir été présenté à un cardiologue Harald Jorstad. J’ai eu la chance de le rencontrer, il m’a redonné confiance en moi, m’a redonné confiance en mon corps, qui m’a permis d’évoluer dans un environnement sain. Ensuite, ça a été étape par étape, il y a eu le processus qui commençait par reprendre la course vraiment comme monsieur toute le monde, puis a évolué stape by stape jusqu’à évoluer au niveau de la compétition. Ça a été ça, à peu près, le cheminement pour arriver jusqu’à la reprise de la compétition officielle». «Car, d’un point physique, on avait tout fait. On attendait la décision de la commission médicale de la FFF qui prenait certes du temps, mais c’était compréhensible. Ce n’est pas une décision à prendre à la légère mais forcément, moi de l’autre côté, j’étais impatient, c’est pour cela que le temps paraissait très long pour moi. Quand on a eu la décision de ladite commission, forcément on était super contents après tout ce qu’on a vécu. Avoir l’opportunité de réaliser quelque chose de positif, c’était vraiment important pour nous. Même les gens autour de moi ont vu tout le travail qui a été fait dans l’ombre, à quel point ça a été difficile à certains moments, voir qu’à la fin, on a réussi, c’est très important» conclut encore Nabil Bentaleb, reconnaissant envers «tous ceux qui m’ont accompagné pour revenir».
Le LOSC retrace ses huit mois de reconstruction interne. Bentaleb, le parcours du combattant
- par Rachid BELARBI
- Le 24 Février 2025
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