Trois ans après le début de la guerre en Ukraine, Donald Trump a opéré un revirement majeur en adoptant la rhétorique du Kremlin. Après un entretien avec Vladimir Poutine, il réclame le remboursement de l’aide américaine et accuse Kiev d’être responsable du conflit, allant jusqu’à qualifier Zelensky de «dictateur». Cette nouvelle posture s’inscrit dans un contexte de rapprochement entre Washington et Moscou, tandis que l’Europe affiche son soutien à l’Ukraine. Emmanuel Macron se rendra à Washington, Pedro Sanchez à Kiev, et Londres annoncera de nouvelles sanctions contre la Russie. Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, estime qu’il est dans l’intérêt des États-Unis et du Royaume-Uni d’apporter des garanties de sécurité à l’Ukraine. Toutefois, il reconnaît l’initiative de Trump visant à négocier un accord de paix, tout en appelant à une participation ukrainienne aux discussions. Parallèlement, Trump souhaite obtenir 500 milliards de dollars en terres rares de la part de Kiev en compensation du soutien américain. Son conseiller à la sécurité nationale, Mike Waltz, a affirmé que Zelensky finirait par signer cet accord, estimant qu’il était « bon pour l’Ukraine». Zelensky, en revanche, rejette fermement cette proposition, refusant de « vendre » son pays. Une source ukrainienne anonyme a dénoncé l’exigence américaine, s’interrogeant sur la nature du partenariat proposé. Malgré son opposition, le président ukrainien reste ouvert à des investissements américains. Alors que l’Assemblée générale de l’ONU se réunit pour marquer le troisième anniversaire de la guerre, les États-Unis ont proposé une résolution qui ne mentionne pas l’intégrité territoriale de l’Ukraine. Ce texte, salué par la Russie, se limite à appeler à une «fin rapide du conflit» et à une «paix durable », en rupture avec les précédentes résolutions qui soutenaient clairement Kiev. Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a exhorté les États membres à l’adopter, la qualifiant d’« historique ». De son côté, Donald Trump a minimisé le rôle de Zelensky dans les négociations, affirmant que l’Ukraine n’avait « aucune carte en main ». Face à ce tournant diplomatique, l’Ukraine et ses alliés européens ont préparé un projet de résolution demandant un renforcement des efforts pour mettre fin à la guerre en 2025 et exigeant un retrait immédiat des troupes russes. Pourtant, le plan de paix américain consacre une victoire pour Moscou : il impose à Kiev de renoncer à rejoindre l’OTAN et de céder ses territoires occupés, faisant de l’Ukraine la grande perdante des négociations. L’Occident, qui a tout fait pour saboter tout plan de paix, est en crise et a sur la conscience les morts de cette guerre.