Siège de l’UNFA. Risque d’effondrement, péril imminent

Les graves conséquences liées aux immeubles sinistrés, en péril ou l’habitat insalubre reviennent régulièrement dans l’actualité. Tout le monde a en tête les divers effondrements survenus au niveau de divers quartiers de la ville d’Oran. C’est le cas par exemple du siège de l'Union nationale des femmes Algériennes "UNFA", situé au 03 rue Zouini à St Antoine qui est dans un état de délabrement très avancé. Considérée comme une menace pour les membres, employées ainsi que pour les adhérentes de l'union, une telle situation devrait interpeller la conscience des autorités. Murs fissurés, peinture fruste, humidité, moisissure et sol rongé par des alluvions. C'est le spectacle désolant qu'offre le siège de l'union nationale des femmes algériennes bureau d'Oran. Cette frange de la société a préservé la cohésion de la société algérienne à l'époque coloniale en faisant face à toute tentative d'atteinte à l'identité nationale et surtout sans oublier son rôle dans l’accompagnement du processus de changement après l'indépendance. Cette Union, grâce aux différentes initiatives qu'elle a prises, a permis de faire avancer les consciences et les mentalités sur les discriminations dont sont victimes quotidiennement les femmes, de casser les tabous en mettant au débat public un certain nombre de questions et a acquis sa place dans la société et le mouvement social. Les effondrements continuent de faire des dégâts dans plusieurs endroits de la ville, notamment à El Derb, St Antoine... Des bâtisses fragilisées par les intempéries et les vents violents menacent de voir des pans de murs ou des toitures s'effondrer, comme c'est le cas au niveau du siège de l'UNFA. Pour rappel, l'Union des femmes algériennes a, au cours de ces dernières années, formé des centaines de jeunes filles dans divers domaines et surtout en vue de les insérer dans la société. Mme C. Mahi, présidente de l’UNFA-bureau d’Oran, dira que cette situation est une grande perte pour les femmes et surtout les jeunes filles, car depuis des années on donnait des cours de formation dans diverses filières à savoir la couture, l’informatique, etc... Cette frange de la société constitue un atout majeur pour le pays et a le potentiel de conduire sa transition culturelle, économique et sociale. « Malheureusement, suite à la dégradation de notre siège, on a mis fin à ces formations pour éviter tout risque à ces jeunes ».  


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