A un mois du prochain stage des Verts. Et si Petkovic rappelait (déjà) Bentaleb ?

Et si c’était «la» surprise de la prochaine liste de Vladimir Petkovic ? Redevenu footballeur professionnel après avoir frôlé le pire et mis huit mois à récupérer de son arrêt cardiaque du 18 juin dernier, Nabil Bnetaleb a, en effet, rejoué et même marqué le week-end dernier avec son club du LOSC , marchant sur les pas de Christian Eriksen qui a retrouvé le haut niveau après avoir été greffé d’un pacemaker. A sa sortie du terrain après son come back dominical sensationnel, le mondialiste 2014 sous Vahid Halilhodzic ne pouvait, d’ailleurs, cacher son émotion. "Je m'entraîne le jeudi et le vendredi, on m'annonce que je suis potentiellement dans le groupe. Sur le corner, je savais. Je me dis qu'il faut que j'aide l'équipe à 0-0. C'est incroyable, des images qui resteront gravées à vie. Il y a des choses qui ne s'oublient pas et que je n'oublierai pas quand j'arrêterai le football, ça en fait partie" indiquait enthousiaste l’ancien joueur de Tottenham, pour lequel le simple fait de reprendre la compétition dans le haut niveau suffisait largement à son bonheur. «Revenir et entrer sur le terrain, ça fait huit mois que je le visualise. J'étais devenu comme un "scout", je regardais les matches d'en haut et je me demandais comment on pouvait s'améliorer. J'ai bossé très dur ces derniers mois pour arriver à ce résultat. On retient ça, mais le plus important, c'est déjà ma santé, celle de tout le monde, et surtout qu'on ait pris les trois points. Ma femme, mes parents... La victoire, c'est pour eux»? s'exclamera celui que le LOSC a longuement fêté dans le vestiaire. De son côté, son entraineur Bruno Genesio a été tout aussi expressif en conférence de presse. "C'est digne d'un film. Evidemment la victoire était importante après la contre-performance de la semaine dernière. Mais en plus, dans ces conditions, ça donne encore plus de joie, pour Nabil comme pour les autres joueurs. Il l'a mérité, car je ne crois pas en la chance, il a cru en lui. C'est une histoire incroyable, formidable. On méritait notre victoire, dans l'engagement, techniquement, tactiquement ; cela a mis du temps à se concrétiser, et ça valait le coup d'attendre. Le but de Nabil nous a mis sur un nuage, c'est difficile à décrire. Cela peut être un moment qui va marquer notre fin de saison, qui restera gravé dans l'histoire du club, de cette saison. Et dans la tête de Nabil, bien entendu" souligna le coach lillois, dont le management «humain» a été longuement loué et salué par la famille Bentaleb, notamment son frère ainé Abdelkader, témoin de l’arrêt cardio-respiratoire de l’été dernier. A un mois du prochain stage en perspective des deux rendez-vous en éliminatoires de la Coupe du monde 2026 face au Botswana et le Mozambique, un retour de Nabil Bentaleb parmi le groupe des 23 serait, ainsi, une sacrée bonne surprise pour un joueur que beaucoup pensaient fini pour le football de haut niveau.


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