Pour mettre fin à l’hécatombe routière. «La mobilisation collective est indispensable»

Les accidents de la route continuent de faucher inutilement de vies humaines en Algérie. Les chiffres sont aussi bien inquiétants que trajectoire ment importants. En 2025, rappelons-le, 3838 personnes ont trouvé la mort des suites d’accidents routiers et plus de 37.000 blessés selon le directeur d’études à la Délégation nationale de la sécurité routière. Un tel chiffre donne à réfléchir. Il s’agit d’une hécatombe silencieuse selon les experts de la prévention et de la sécurité routière. Mais au-delà du nouveau code de la route adopté faut il s’attendre à plus de sévérité des sanctions, à plus de précision dans les dispositions? Car de l’avis des spécialistes du secteur, il y a encore du pain sur la planche. Certaines activités jusque là méconnues ou imposées par une conjoncture devraient être canalisées, revues et corrigées. On se contentera d’en citer quelques unes .Location de camions avec ou sans chauffeur, VTC (véhicule de transport avec chauffeur) tarification des taxis, charges d’exploitation restent encore à clarifier. Forcément. Le directeur des transports routiers et de la logistique au ministère de l’intérieur Abdelghani Hamani met le doigt sur la plaie. Il estime que l’activité des véhicules de transport avec chauffeur est pratiquée sans une autorisation préalable des transports. Il s’agit d’une activité qui prend de la mesure en Algérie. C’st un des aspects du code la route qu’il faudrait probablement revoir et réexaminer de prés. Ce responsable indique parallèlement que le nombre des décédés s’est élevé en 2025 à plus de 800 personnes rien qu’en zones urbaines . Ces chiffres bien qu’alarmants ne reflètent pas les efforts importants déployés par l’Etat. Que s’est il passé? Pourquoi un tel niveau d’inconscience d’automobilistes? Et comment y mettre fin? La prévention routière nécessite l’implication de l’ensemble des acteurs, notamment les différents départements ministériels, les partenaires sociaux ainsi que les usagers de la route. C’est néanmoins ce qu’a affirmé, ce jeudi, Abdelghani Hamani, directeur des transports routiers et de la logistique au ministère de l'Intérieur, des Collectivités locales et des Transports. Les bilans des accidents de la route sont périodiquement sérieusement retracés. Intervenant dans l’émission «L’Invité du jour», diffusée dans le cadre du fil rouge spécial sécurité routière sur la Radio Chaîne 3, M.Hamani est revenu sur le lourd bilan de l’année 2025. Il a évoqué «plus de 800 personnes décédées et plus de 23 000 blessées à la suite d’accidents de la route». Il qualifie ces chiffres de «particulièrement alarmants». Ce bilan ne concerne que les accidents survenus en zones urbaines, tel que précisé par la DGSN. Interrogé sur l’application du nouveau code de la route, le représentant du ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports a précisé que celui-ci entrera en vigueur dès sa publication au Journal officiel. Il a toutefois souligné que certaines dispositions nécessiteront des textes d’application. «Certaines mesures seront applicables immédiatement après publication, tandis que d’autres requièrent des textes complémentaires, car le code de la route constitue un ensemble cohérent», a-t-il expliqué. S’agissant de la tarification des taxis, inchangée depuis 2018 malgré la hausse des coûts d’exploitation, M. Hamani a assuré que le dossier est en cours de traitement. «Une étude a été confiée à notre bureau d’études, BETUR, avec l’implication des autorités concernées, afin d’évaluer les charges réelles d’exploitation et de proposer, si nécessaire, une nouvelle grille tarifaire», a-t-il indiqué. Concernant les véhicules de transport avec chauffeur (VTC), l’invité de Chaîne 3 a précisé que cette activité s’exerce actuellement sans autorisation officielle du ministère des Transports. Il a néanmoins fait savoir qu’une réflexion est en cours, en concertation avec les syndicats de taxis, afin de définir les modalités d’intégration de ce mode de transport dans un cadre réglementaire adapté. En 2025, l'Algérie a connu une hausse alarmante des accidents de la route, enregistrant plus de 25 500 accidents, près de 3 600 décès et plus de 34 000 blessés. Cette tragédie quotidienne se caractérise par une moyenne d'environ 205 accidents et 6 morts par jour, marquant une aggravation par rapport à 2024.


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